Quelque Chose

Qu'est ce que vous voulez que je vous dise? De la délirance? De la barbarie? De l'inhumanité? Et bien, c'est dit.
 
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 Quand on s'y met...

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Ingrid Dayge

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MessageSujet: Quand on s'y met...   Ven 17 Fév - 12:51

Petite explication: à l'occasion d'un cadeau de mon père, j'ai commencé à écrire une histoire qui me trottait dans la tête et j'ai décidé de la mettre sur papier (en quelque sorte) mais le problème, c'est que je peux le mettre difficilement ici, donc à l'occasion d'une connexion Wi-fi que je comprenais, je me suis empressé de copier-coller! Mais ce que je met n'est que le tout premier paragraphe de ce que j'ai fais en totalité mais c'est mieux que rien, n'est-ce-pas?

Chapitre I

Je marchais tranquillement sur un sentier dorénavant bien marqué par mes pas qui piétinaient presque tous les jours ce chemin et regardait aussi le si joli ciel bien gris et rempli de nuage qui menaçaient bel et bien le bon temps par la pluie. Douce nature. Je l'aime tant et la vie est si facile à vivre par ici.. Si facile à dompter, si simple de se l'approprier. Mais est ce vraiment une belle vie de devoir tous les jours, tout le temps être sur ses gardes car un seul pas pourrait nous blesser, ou au moins nous tuer? Paradoxal par rapport à mes premières paroles où je rapportais la facilité de ce destin, non? Mais après tous, je n'y peux rien. Moi au fond de cette jungle, mes pensées ne peuvent guère simplement se suivre et être d'une justesse implacable, je dois bien l'avouer. Je ne me suis pas présenté, excusez moi. Adrian, jeune homme ou garçon cela dépendra des gens et de vision net ou pas. Mon physique? Je vous laisse bien imaginer comment est un sauvage qui vit seul depuis deux ans dans les arbres, respirant la bonne odeur de la terre et de la nature, au bout d'un moment ceci sera une parole bien hypocrite quand je sentirais ses odeurs depuis une bonne vingtaine d'années et je voudrais même me tuer au dioxyde de carbone de l'industrie humaine par moment. Mon caractère? Celui encore d'un sauvage... Non, vraiment je renonce à ma description. Pour ne pas trop paraitre vaniteux, je dois prendre du recul mais pas trop sinon je paraitrais psychopathe envers mon propre cas. Bien trop compliqué pour moi. Je crois même que je serais plus fort à courir qu'à réfléchir! Je regardais de nouveau mes pas pour arrêter de contempler cette vision apocalyptique qu'est la pluie. Je me rendit compte alors que malgré moi, j'avais changé radicalement de direction pour me diriger en plein sud. Je continuais toujours avec cette même tranquillité le nouveau chemin pris. Après, vais-je chipoter pour quelques degrés de différence? De toute façon, je suivrais une nouvelle direction plus tard en me focalisant sur le bruit harmonieux -et très bruyant- du point recherché.



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Calliope
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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Sam 18 Fév - 14:15

Ouah! Très joli texte!

Peut-être accorderas-tu un peu plus d'attention aux accords de genre, et ce sera parfait, parce que "jolie ciel", ça fait mal aux yeux. Mais je sais que tu a tapé ça à l’instinct, sans chercher à comprendre le COD, le verbe et le sujet, ni même le sens de certaines phrases, donc je ne t'en veux pas. En plus sur un Ipad sans clavier et sans accent! Mais une petite relecture ne ferais pas de mal (quand tu auras le temps, car je sais que tu as surement ais ça rapidos)!


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Ingrid Dayge

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Jeu 8 Mar - 14:11

Je marchais tranquillement sur un sentier dorénavant bien marqué par mes pas qui piétinaient presque tous les jours ce chemin et regardait aussi le si joli ciel bien gris et rempli de nuage qui menaçaient bel et bien le bon temps par la pluie. Douce nature. Je l'aime tant et la vie est si facile à vivre par ici.. Si facile à dompter, si simple de se l'approprier. Mais est ce vraiment une belle vie de devoir tous les jours, tout le temps être sur ses gardes car un seul pas pourrait nous blesser, ou au moins nous tuer? Paradoxal par rapport à mes premières paroles où je rapportais la facilité de ce destin, non? Mais après tous, je n'y peux rien. Moi au fond de cette jungle, mes pensées ne peuvent guère simplement se suivre et être d'une justesse implacable, je dois bien l'avouer. Je ne me suis pas présenté, excusez moi. Adrian, jeune homme ou garçon cela dépendra des gens et de vision net ou pas. Mon physique? Je vous laisse bien imaginer comment est un sauvage qui vit seul depuis deux ans dans les arbres, respirant la bonne odeur de la terre et de la nature, au bout d'un moment ceci sera une parole bien hypocrite quand je sentirais ses odeurs depuis une bonne vingtaine d'années et je voudrais même me tuer au dioxyde de carbone de l'industrie humaine par moment. Mon caractère? Celui encore d'un sauvage... Non, vraiment je renonce à ma description. Pour ne pas trop paraitre vaniteux, je dois prendre du recul mais pas trop sinon je paraitrais psychopathe envers mon propre cas. Bien trop compliqué pour moi. Je crois même que je serais plus fort à courir qu'à réfléchir! Je regardais de nouveau mes pas pour arrêter de contempler cette vision apocalyptique qu'est la pluie. Je me rendit compte alors que malgré moi, j'avais changé radicalement de direction pour me diriger en plein sud. Je continuais toujours avec cette même tranquillité le nouveau chemin pris. Après, vais-je chipoter pour quelques degrés de différence? De toute façon, je suivrais une nouvelle direction plus tard en me focalisant sur le bruit harmonieux -et très bruyant- du point recherché.
Pourquoi je ne reprenais pas donc mon chemin habituel que je piétinait depuis ma fuite.  Tel était ma sublime question qui me venait à l'esprit. Envie de changement sans le savoir? A cause du fait que ce n'est pas si grave que cela et que je m'excite pour rien? Bizarre alors que je pose autant de questions pour quelqu'un pour qui cela ne dérangerait pas.. Et mourant je continuais toujours presque au ralenti mon avancée sans vraiment trop savoir si j'arriverai en fin de compte à mon but premier. But qui je le rappelle était une magnifique petite cascade de quelques mètres pour m'abreuver de ce seul nectar existant dans le coin. Je continuais donc ainsi ma traversée pendant quelques instants jusqu'à découvrir une fondation. De loin, cela ressemblait à une demeure plutôt évoluée pour  ce que j'avais vu pour la dernière fois en civilisation humaine, mais comme je savais très bien que nous évoluons plus vite que nous naissons donc je n'avais pas d'inquiétude pour cela. Mais plutôt pour le fait qu'un humain habite dans le coin sans que je le sache jusqu'à maintenant. Je ne réfléchissais pas plus que cela alors que j'avançais à grands pas. Et donc, je suis arrivé ainsi devant une porte en bois sombre, bois rare à trouver par ici voir impossible, je levais la tête pour essayer de distinguer le haut du bâtiment sans réellement y réussir mais j'allais me décider à entrer quand je vis que des gouttes de pluies tombaient tristement sur la forêt. Sans plus m'étonner que cela sur le fait que la porte était ouverte, j'entrai à l'intérieur sans émotion particulière pour le moment. Mes pieds résonnèrent au sol sur la sorte de carrelage -ou marbre?- et ce bruit me remplit de nostalgie face à mon passé dans le monde humain. Je marchais pour l'instant dans un couloir blanc bien éclairé par des fenêtres me montrant sinistrement la réalité du dehors et de ce que j'avais bel et bien évité. Je souris finalement, heureux d'être miraculeux de la pluie jusqu'à ce que j'arrive à une nouvelle porte -et oui, encore une! Et c'est aussi maintenant que je réalisais les actes que j'avais jusqu'à alors fait. Entrer dans un domaine jamais vu auparavant malgré le fait que je piétinais ici depuis longtemps sans vraiment m'inquiéter pour autant. Bon, autant faire le pire pour le pire, ouvrons cette dernière porte, et puis ce qui peux m'arriver de moins bon serait la mort, alors n'en faisons pas un plat. Je poussais Laporte similaire à la première sans parvenir à la bouger d'un seul centimètre. J'utilisais toutes mes forces, appelant plusieurs fois à l'aide les êtres surveillant ma propre personne. Mais rien n'y faisait, rien ne bougeait. Alors que j'allais lamentablement renoncer et aller devoir me mouiller dehors, je me demandais s'il ne fallait pas tirer plutôt sur la poignée. Stupide, tel je suis. Après alors une grande salle blanche se découvrit devant mes yeux, ce qui me stupéfia sur le coup -et faisait aussi mal aux yeux. Un homme au milieu -constatez, juste au milieu!- habillé dans le même style que sa salle, vieux et barbu avec évidemment une robe blanche, sourit. De quoi, tout d'un coup vous rassurer de votre choix d'être entré dans ce fichu bâtiment. Mon cœur commençait sérieusement à s'emballer et mon cerveau se demandait plusieurs fois en boucle "Dans quoi je me suis fourré?". En même temps, qu'est ce que j'aurais voulu voir en atterrissant par ici? Une jeune jolie femme avec un chien couché à ses côtés avec un feu de bois qui me dirais d'une voix suave "Je t'attendais...". Et c'est exactement ce que venait de m'annoncer le barbu blanc. Sans la voix suave... Je ne dis rien, je ne pouvais rien dire, je ne pouvais ouvrir la bouche, je ne pouvais pas non plus bouger, je ne pouvais rien faire. J'étais complètement paralysé pendant que le vieux barbu continuait son discours sans que j'affiche un seul sentiment.
 "Enfin tu es là. Je sais que tu es surement pressé comme tu as déjà perdu du temps... Je vais donc maintenant te remettre la responsabilité de ton devoir et aussi cette arme fidèle. 
Une ceinture apparut à mon pantalon crotté munie d'un poignard plus que la moyenne. J'aurais bien voulu protesté mais il se remit à parler:
"Va tout droit, va au but, malgré tout les dangers n'oublie pas tous les destins qui sont en jeu. 
Et il s'avança lentement vers moi pour me toucher l'épaule et ensuite je ressentais une violente électrocution pour crier un affreux aïe. Et je dirais que le plus incroyable dans cette histoire, c'est que je me suis retrouvé seul, allongé, comme réveillé d'un long sommeil, près de la cascade, et complètement trempé de la pluie tombant toujours du ciel. Mille questions arrivèrent dans mon unique esprit. Je ne savais que penser tellement je fus stupéfié par les événements passés ou non justement. Était-ce un rêve? Était-ce la réalité? Une voix arriva à l'improviste dans mon âme tourmentée: 
"Va tout droit, suis le soleil,va vers ton destin." 
Mon sort était donc scellé.

...

La jeune fille se retourna de nouveau vers le sage Edwin et de nouveau lui hurla dessus:
"À quoi tu peux donc servir! Tapie à poils blancs! Pas capable de voir qui peut sauver le monde ou pas... Reste cloîtrer dans ton domaine et ai au moins les capacités mentales  à réfléchir! Mais ce n'est pas possible comme histoire!!!
-Et bien... commençais lamentablement le sage.
-Non! Non et non, tais-toi! Un seul mot de ta part et je vais commettre un meurtre. Mais c'est à pleurer cette histoire, j'arrive, n'attendant qu'avec impatience que vous me donnez la responsabilité pour commencer enfin officiellement cette histoire et vous me dite que vous m'avez confondu.. Comment faire? Comment réagir?
-Et bien... continuait le sage avec un rien d'agacement dans la voix.
-Non, non et non. Aaaaaah! lui cria la jeune femme qui se bouchait les oreilles espérant que ce ne soit qu'un vilain cauchemar que toute cette stupide histoire. Elle avait tout prévu, tout sauf cela. Une simple erreur humaine qui lui avait amputé tous ses espoirs. Elle pencha la tête et ses cheveux noirs lui tombèrent sur les côtés.
-Arrêtez de faire votre hystérique et, la femme allait lui répliquer amèrement alors il appuya fermement ses mots, taisez-vous. Je sais ma faute, inutile de le crier plusieurs fois. Bien maintenant pour vous, je ne connais qu'une solution: aller donc rattraper l'homme auquel j'ai donner la tâche et l'aider dans sa quête. Je lui ai dis d'aller tout droit, de suivre le soleil, fais de même. Je souhaite bonne chance de cette nouvelle aventure. Et plutôt heureux d'avoir pu finir calmement son discours, il lui fit un sourire en marquant sa dernière phrase. 

...

Je quittais avec un certain regret mon espace fabriqué avec amour pour me mettre à une nouvelle quête. Je m'était abreuvé à la source et reposé en vue de ce qui allait m'arriver. Et enfin, sans trop réfléchir, sans rien avoir, je me mis en marche. Donc le vieux a dit droit devant. Droit devant où? Droit devant à ma droite? A ma gauche? Je fus déjà découragé avant même d'avoir commencer. Pourquoi est-ce tombé sur moi? Bon, je maintiens que j'ai tout de même un bon physique à cause du fait d'être un homme de la forêt mais tout de même... Au fait, qu'est ce que je dois faire précisément...? Je regardai autour de moi en quête de réponse au tas de milliers de questions que j'avais mais rien, rien à part le soleil qui me captivais. J'irai vers le soleil. Mes jambes se déplièrent, mes pieds suivirent, mon visage marquait ma décision, l'aventure venait tout juste de commencer.  

...

La femme lui avait encore montré qu'elle n'appréciait guère sa stupidité et s'était dirigée avec rage vers pour la porte et rattraper donc l'homme sans même avoir une description précise de lui. Le sage Edwin fit un début de sourire, tout allait pour lui.

...

Sifflotant tranquillement, je gardai un bon rythme depuis le début. Je connaissais encore ce bout de forêt mais bientôt, je ne suivrais qu'à l'aveuglette mon instinct. Mes questions m'avait abandonnées durant ma marche mais je savais très bien qu'elles seront aux rendez-vous de la nuit, juste au moment où le sommeil ne me viendrait pas totalement et qui me tiendraient fermement éveillé. Par chance, peut-être seront elles résolues rapidement sans que je me les pose vraiment. Impossible mais il fallait mieux se tenir à cela pour l'instant. J'arrêtais subitement de siffloter. La pluie persistante, collait mes habits crottés et plutôt sales à ma peau et me donnait une impression de grande saleté. Je grimaçais, n'aimant guère  cela mais ne pouvant pas grand chose. Et j'arrivai aussi juste à cet instant précis à la lisière de l'endroit connu de mon habitat. Je soufflais un grand coup, respirant une dernière fois l'air de mon endroit, profitant aussi une dernière fois de me sentir chez moi et partis. Je pouvais rester tranquillement dans mon endroit et faire la tête dure, me disant que je n'avais eu qu'une illusion et ne rien faire, rien dire. Mais je savais que je devais faire quelque chose, même si j'en mourais... De toute façon, je commençais à m'ennuyer quelque peu de ma vie de solitaire, à me plaindre des choses de la vie que je n'avais jamais vécu. Oui, je commençais sérieusement à en avoir ras le bol complet de ma vie dans la forêt. Alors ne pas profiter de cet événement chez le vieux pour enfin partir pour bouger mes papattes? Je me voyais bien trotter, regardant l'horizon avec une certaine sagesse en marchant droit devant moi... Alors si l'occasion se présente, pourquoi ne pas partir! Et voilà comment ai-je pris cette chance. Et voilà que je me dis pourquoi donc partir... Je me rappelle bien pourtant du départ de ma future nouvelle vie ici, dans la nature, le plus dur fut de partir de la maison et de ne pas se retourner. Mais ensuite, je ne regrettais pas mon choix. Le plus compliqué n'est pas de faire 1,2,3 jusqu'à 100 mais bel et bien de partir de 0.



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Elizabeth Lovett

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Sam 10 Mar - 8:24

J'aime bien la façon dont tu traites la jeune femme!!...
Sais pas pourquoi, j'arrivais à peu près à m'imaginer l'endroit...Et ça me rappelle "LÉGÈREMENT" quelque chose... ^o^
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Ingrid Dayge

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Dim 18 Mar - 20:30

Quand je sentais réellement mes pieds, mes genoux mes jambes, et de la sueur sur mon front, je me décidai à faire une petite pause pour reposer mon corps qui criait souffrance. Je réalisais alors complètement ce que j'avais perdu derrière moi: une vie paisible où je ne nourrissais que de baies, me lavais tout en barbotant dans une cascade, dormir à l'ombre d'un arbre qui étendait ses feuilles pour prendre le plus de rayon de soleil. Bon il y avait aussi le fait où de temps à autre, je me retrouvais face à un vilain tigre affamé ou des reptiles qui me sifflotait une charmante valse et où je montrais aux animaux de la forêt mes aptitudes à courir tout en criant mon chant à la gloire de la déesse de la vie éternel. Et oui, mes capacités sont multiples. Je vis au loin le soleil se couchait et je savais que la nuit ne tarderait donc pas à tomber. Je rassemblais donc du bois sec pour faire du feu, chose utile quand le temps se rafraichit et faire fuir les futurs prédateurs qui voudrait me prendre comme collation durant la nuit. Je préparai tranquillement avec des plantes ramassées un moelleux matelas et n'avoir donc pas un mal de dos en me réveillant. Mais j'entendis alors des bruits. Des petits bruits. Des bruits de craquement. Des craquements de tige, de feuilles, de bois. Des bruits de pas. Je fis un tour sur moi-même affolé. Une autre personne qui m'aurait vu? Suivi? Pour ensuite savoir tous mes petits secrets? Mais non...! Cela ne se peut pas, c'est juste quelqu'un qui m'a vu faire du feu et veut se vouloir réchauffer, ou c'est juste alors un animal...! Pas la peine de s'inquiéter pour rien, Adrian... Mais bizarrement, je sentis sur moi comme des regards braqués sur ma propre personne. Je déglutis et me préparai à  m'enfuir en courant comme un fou quand un violent coup percuta mon crâne. Directement, je fus sonné et poussa un crie de douleur quand un deuxième coup venu au même endroit. Cette fois-ci, je m'évanouissais.

...

Elle avait couru. Couru pour le rattrapé et l'étriper, le torturer, le bruler, le réduire  miette et mettre tout cela dans une petite boîte en espérant qu'il suffisamment mort ainsi pour qu'elle n'entendent plus parlé de lui. Lui, vulgaire homme qui a osé se pointer chez le sage et prendre sa place. Elle, qui avait subi des tas d'épreuves, toutes plus horribles les unes que les autres, et qui devait alors se résoudre à poursuivre quelqu'un. Ce qu'elle avait de crier? Des tas de méchants que les moins de treize ans ne comprendrons certainement pas... Plus sa colère augmentait, plus elle courait vite. Elle ne se fatiguait pas, elle était résolue à rattraper cette homme au plus vite, coûte que coûte. Mais au bout d'un bon moment, elle dut résigné à la vérité, elle n'était qu'une pauvre humaine et ses capacités physiques n'était pas de ceux qui avait un pouvoir magique qui ferait que... . Elle marchait donc en faisant des grands pas par la suite, en constatant que la nuit allait commencé à s'installer. Si elle ne le trouvait pas maintenant, elle passera la soirée à le chercher, car il était certain pour elle, qu'elle ne trouverait pas le sommeil dans ces conditions. Elle pensait à cela quand soudainement, elle entendais un soupir. Là-bas, au loin..! Sur la pointe des pieds, elle alla voir à une distance de sécurité d'un minimum d'une vingtaine de mètres l'homme lui volant la cadette et qui avait failli entre ses doigts. Elle le suivi quand il semblait faire un bouquet de fougères -bizarre comme idée- quand elle vit écrit sur son visage qu'il l'avait entendu et le constata plus vivement quand il fit un tour sur lui-même, inquiet. Elle fit un sourire narquois et semblait dire: hehe, je suis ici! Bref, la jeune femme s'amusait pour l'instant de la situation alors que l'on distinguait qu'au fur et à mesure que le temps passait, le visage de jeune adulte était fermé et était marqués bel et bien par la peur. Puis, im s'immobilisa, s'attendant surement à un geste de sa part mais elle en fit rien juste pour le plaisir de le voir suer du front. Quand tout d'un coup, alors que sa vision était des moindres car le soleil tombé, elle vit rapidement que l'homme allait s'enfuir comme cela, sans un mot, sans un bruit. Elle couru le plus rapidement possible vers lui, mît sa main telle une lame et le frappa de toutes ses forces sur son visage, près de la nuque. Elle entendit un crie de douleur de sa part mais comme elle voulait être certain qu'un coup de théâtre ne se produise, elle refit le même coup,au même endroit, ce qui provoqua chez le jeune homme un évanouissement. C'est ainsi qu'elle se retrouva debout  devant un homme allongé avec un filet de sang qui lui sortait de la tête, un peu essoufflée d'avoir frappé aussi fort. 

...

Peu à peu, mes yeux furent gênés par une lumière très concentrée et les ombres partirent petit à petit de mon esprit sans qu'une vive douleur pourtant à la nuque de lui-même s'exila. Tout n'est pas parfait et certainement pas ce moment. Je réussie à ouvrir mes yeux, sans pour au tant voir grand chose. Je reconnus la forêt, l'herbe, le ciel, une silhouette humaine vaguement assise en train de regarder dans ma direction. Après quelques instants, je perçu plus pleinement ce regard braqué sur moi, ce qui me mis dans une certaine angoisse. Devais-je lui avertir que le mec qu'il avait tapé s'était réveillé pour qu'ensuite il me refasse une petite tape? Ou se taire, faire le mort jusqu'à ce qu'il m'abandonne? Pendant que je réfléchissais sur la situation, je sentais une douleur assez aigus sur le haut de ma tête. Je baladais ma main sur l'endroit dit de ma souffrance pour constater les dégâts: une énorme bosse et sang séché sur mes cheveux. Bah, le rouge se verra moins sur mes cheveux roux. J'entendis clairement des bruits des pas venir en ma direction. Allongé, je levais lentement les yeux au ciel pour mieux voir mon agresseur. ... Quoi!? Qu'est-ce que c'est que cela! Une femme...!

-Enfin réveillé? 

Non, je dors les yeux ouverts, pourquoi? Je n'avais beau savoir que je n'étais machiste, cela me surpris de constater qu'une femme pouvait me faire coaguler du sang sur le haut de mon crâne. Encore tout chamboulé et ayant une souffrance persistante, je n'émis qu'un grognement.

-... Réveille-toi!! Y'a pas pas que ça à faire, faut partir, faut y aller, faut bouger!

-Oui, faut dormir.. dis-je d'une voix toute molle.

-Non, réveilles-toi, j'ai dit! Bon, s'il faut employé les grands moyens...

A partir de cet instant, j'eus peur de ce que pouvais faire cette jeune femme qui semblait énervée et pressée. Oui, que pouvait faire ce phénomène? Je rajouterais à cela que son hystérie aggrave cette situation à laquelle elle m'avait mis le pied dedans, car me voilà prisonnier d'une personne étant donné qu'un vieux m'a confié une mission sachant que je n'ai rien compris jusqu'à maintenant. Bon, tout cela passe avec décontenance grâce à un sourire et se dire qu'après tout, au pire, l'on va juste mourir mais quand vous avez reçu soudainement un coup à la tête pour x raisons, la vision de la mort devient de plus en plus net, et bizarrement, la tension augmente. 

-Lève-toi... Lève-toi! prononça ,sans mâcher ses mots, l'hystérique.

Je fis comme la dernière fois: émettre un grognement incertain sans aucun respect pour l'être en face de moi. Mais elle fit autre chose que me crier dessus cette fois-ci pour tenter de se faire obéir telle une mère à son vilain fils. Elle soupira, se plaça derrière moi, s'accroupir pour arriver à ma hauteur. Après ma vision ne me permettais pas de pouvoir regarder dans mon dos mais mes nerfs, eux, me communiquer une violente souffrance là où ma blessure cicatrisait -ou pas.. Je poussai un cri, et telle la douleur était violente que je m'assis brusquement, en me retournant pour faire face à la femme qui m'avait osé faire cela. Je portai une main à la blessure pour constater qu'un nouveau flot de sang coulait. Je vis devant moi une femme qui semblait farouche et qui savait où elle voulait aller et qu'elle y irait jusqu'à bout. Ses yeux marrons me fixaient intensément et ses cheveux châtains étaient libres, recouvrant ses épaule avec une grâce inexplicable -peut-être parce qu'il n'y en avait pas...?- bref une forte personnalité au premier abord, mais en réalité?

-Alors t'as compris? Si tu continus à essayer de faire ton malin, j't'fais pire. continua t-elle sur le même ton.

Oui, forte personnalité même en réalité. Je me relevais dans un geste brouillon tout en disant la vérité sur sa personne dans ma tête avec des propos macabres qui choquerons certainement les plus jeunes d'entre vous. Je sentais que vu son sourire en coin j'aurais pu faire un sketch de clown et je serais devenu célèbre mondialement, et une sauce à la tomate remplacera le sang que je commençais à sentir dans mon cou. Mais ma réalité dépassait la fiction, et je faillis même m'évanouir quand je fus debout. Je n'eus pas réellement le temps de m'agripper à un tronc d'arbre mais la brune se place tout de suite derrière moi et soutenus par une épaule où je plaçai l'entièreté de mon poids sur elle. Je la regardai fixement et comme sa tête était assez près de la même, elle ne pouvait m'ignorer. En même temps, elle n'aurait jamais passé le regard que je lui faisait qu'elle me demanda d'une voix emprisonne de douceur et de gentillesse -je suis évidement ironique- qu'est-ce qui se passait.

-Rien à part que vous voulez me forçai à marcher -voire à courir!- alors que je suis dans un tel état que je pourrais bientôt mourir. Mais c'est logique venant de votre part! annonçais-je

Bon, à bout de force et pour autre chose, je dis la dernière phrase beaucoup plus bas en pensais à la fin: "logique venant d'une femme!" Pardon? J'avais dis auparavant que je n'étais machiste? ...on ne peut pas tout savoir, mais il faut croire qu'au moins, elles ont un grain de moins que nous tout de même...! Bon, en plus que voulez-vous, elles ont moins de force, moins de capacités à s'adapter.. La nature est faite ainsi, je trouve aussi cela déplorable mais pourtant réelle. En attendant sa seule réaction fut un grognement -chacun son tour!- et d'arrêter de me soutenir. Très intelligent de sa part. N'ayant plus de point d'appuie, je tombai aussitôt à genoux car mes jambes ne me tenaient plus. Cette chute ne fut guère plaisant pour moi, car je me trouvais en dessous d'elle. Mais elle ne pensa pas à profiter de cela, et ne fit qu'encore plus grommeler et de s'agiter davantage. J'avais une certaine envie de lui demander de stopper ses mouvements perpétuelles du pieds, de sa main, de sa bouche parce que cela me stressais énormément. Quelque instant plus tard, quand je mettais installé confortablement sur l'herbe tendre et bien verte, à moitié endormie, elle semblait avoir pris une ferme décision. Elle s'assit près de moi, et commença à parler calmement -ce qui me choquais puisque j'avais que l'habitude d'une femme violente avec une voix qu'elle voulait ferme.

-Dis-moi... Comprends-tu au moins la situation actuelle, qui je suis et qui es-tu maintenant?

Je levais lentement ma tête pour faire un geste négatif avec celui-ci.

-Et bien.. Est maintenant venue l'heure de la compréhension en attendant que nous puissions nous déplacer ensemble.

....? Quésako? Pouvoir marcher ensemble, ne voulait-elle pas tout simplement me donner un bout dans la tête et récupérer le couteau que m'a donné le vieux? Je l'écoutais, en étant le plus attentive possible.

-Le sage dont tu as eu l'immense chance de rencontrer s'appelle Edwin. Il est un des piliers de notre groupe. Il t'as donné par mégarde la responsabilité d'une mission qui n'est normalement par la tienne mais la mienne. Avant de te l'expliquer, je vais d'abord te définir notre clan. Nous sommes les protestataires du régime mis en place par un coup-état de nos ennemis qui ne gouvernent rien que pour se donner des rôles importants et qui essayent de faire croire aux gens qu'ils les sauvent alors qu'ils ne font que s'enfoncer de plus en plus dans leurs délires. Alors que le peuple a besoin d'aide, ils ne font rien en se disant que demain sera un jour meilleure alors que plus le temps passe, plus le noir devient obscure. Nous ne pouvons plus, il faut donc agir. Je me suis entrainer avec les plus grands maitres de l'art de se battre de notre groupe en espérant pouvoir faire quelque chose. Ce quelque chose est ta mission, car il me suffisait d'arriver avant toi chez le Sage et tout se serait bien passer mais... Je t'accompagnerais dans cette charge, ne t'inquiète pas.

Je sentis que son ton devint un peu tendu et angoissé. Elle allait me dire ce qu'ils voulaient que je fasse mais plus le,moment où elle allait le dire approche, plus elle se dit que je ne devrais pas exister pour qu'elle continus cette aventure seule. Ce que je n'étais pas d'accord, je m'amusais bien pour l'instant. Son histoire était divertissante et je me plaisais à l'écouter.

-Tu dois détruire le semi-trône que ce sont construit nos ennemis.

... J'ouvris les yeux. Le ciel est simple avec ce bleu et ces nuages. La nature est elle aussi simpliste avec ce vert, ces tiges et feuilles. Par contre, les propos de ma compagne du voyage donc, étaient... ou me mettaient ... une grosse boule au ventre.



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Ingrid Dayge

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Ven 11 Mai - 21:44

En même temps, à quoi je m'attendais? Qu' elle me dise qu'en faite, ce que je devais faire était d'aller sur une colline, répondre à une énigme pour obtenir des pouvoirs magiques, redescendre en volant, et sauver le monde? Bon.. Avouons-le, oui, j'espérais qu'elle me fasse rêver, qu'elle me demande un truc fantastique où il n'y avait aucun danger tellement cela était improbable. À part de cela, j'ai un royaume en danger qu'il faut sauver dans un fond de misère social. Génial. Je fermais les yeux pour m'endormir alors que des tas de questions germaient dans ma tête. Je les poserais à tête reposée... Oui, plus tard... Je soupirais et m'endormais presque aussitôt.

....

J'avais appris que j'avais dormi pendant plus d'une journée entière alors que je me sentais encore tout barbouillé avec un mal de tête horrible et toujours sentant la blessure. Horrible. Mais la brune me força avec calme de marcher: c'est-à-dire elle m'a regardé dans les yeux et m'a prévenu que maintenant, je devais me bouger sinon elle renforcerai ma douleur et ce ne serait que plus atroce. Je l'ai regardée, mais n'ai pas répondu pour cause que je tenais quand même à la vie sur le moment. Et c'est donc ainsi que nous nous retrouvons à marcher ensemble. Elle devant, et moi suivant. Régulièrement, je lui posai des questions sur des choses que je n'avais guère compris et une grande interrogation m'entourais: comment cela se fait qu'en deux ans, tout soit bousculé? Je lui raconté que quand j'étais parti de mon village, il n'y avait pas vraiment de pays, ni donc de souverain mais que des tas de villages qui vivaient plus au moins en harmonie. Bon, il y avait des villages qui étaient beaucoup plus grands que les autres mais jamais avec un grand maître à son pouvoir! Elle n'avait pas vraiment de vrai réponse et me répétait toujours que les nouveaux dirigeants avaient fait un coup d'état et que la prise du pouvoir a été plutôt rapide. Et quand je la questionnais du fait qu'elle devait m'accompagner et pourquoi le vieux ne pouvait le redonner la "responsabilité" et le couteau que j'avais encore, elle me répondit avec colère que tout cela était de la faute du Sage Edwin, et que la "responsabilité" ne pouvait se donner qu'à une seule personne à la fois et qu'il faut attendre sa mort avant de la redonner et que donc la seule solution était qu'elle m'accompagne dans cette aventure. Franchement réjouissant. Oui mais l'impression qui se dégageait de notre magnifique duo était qu'elle dirigeait et que la suivait tel un chien fidèle à son maître. Bah. De toute façon, je n'allais pas inventer le chemin, je devais donc obligatoirement la suivre. Elle aussi posai de temps à autres des questions, mais le problème était qu'elle me posait toujours la même interrogation: " Pourquoi suis-je donc parti de mon village?" Et oui, cela était une question essentielle pour elle. Était-ce à cause d'une fille qui m'avait bêtement laissé seul? Mes parent morts, je ne me retrouvé plus dans cette civilisation? Les regards des autres qui me donnaient des envies de meurtre? Bien sûr, je ne répondais à aucune de ces réponses proposées et me contentais de lui rétorquer d'un rire qui sonnait terriblement faux. Ce sujet me ne donnait ni envie de rire ni d'être en colère car encore maintenant, je ne savais pas si j'avais fait le bon choix. Tout ce que je savais c'était que la vie continuait malgré mes actions et tant mieux! Je ne sais pas si ma vie aurait était plus heureuse entourée de personne ou non, et c'est normal! Enfin bref, je ne vais pas maintenant évoqué l'envers de l'aléa de la vie quand surgis tout d'un coup une question des plus importantes dans la tête. Nous étions donc tout les deux à faire le chemin -au fait, pour aller où? Deuxième question!- en pressant le pas, comme nous devions fuir des monstres qui voudront nous faire des choses non-innocentes. 

-Humm.. Et ton petit nom, c'est quoi? demandais-je, si ce n'était merveilleux de demander le prénom de quelqu'un avec autant de médiocrité..

-... Ygarne. me cracha t-elle 

-Et tu ne veux pas savoir le mien? la questionnais-je

-...

-Adrian. Et au fait, où va t-on exactement?

-Suis-moi et tu verras!

-C'est-à-dire...?

-... Au royaume du Roi évidement! Pour le renverser, allons au centre de son pouvoir.

-Et pour le renverser..? oui, car personnellement, je pense que savoir se battre n'est pas vraiment nécessaire pour faire cela.

-On verra!

Plus mon esprit s'éclaircissait avec les réponses de mes questions, plus je tremblais d'avancer vers là où nous devrons faire quelque chose pour le bien du monde. Et pour mon propre bien, hein? Mes pas me semblaient de plus en plus pesant, et ma vie passée dans la forêt devenait plus flou lui aussi. Je ne comprenais pas encore tout parfaitement et cela me provoquait un stress inutile accompagné d'une certaine peur. Ce n'était que le premier jour de notre chemin et j'avais déjà envie de m'enfuir pour vivre de nouveau en solitaire mais là jusqu'à la fin de mes jours. Mais croyait-elle franchement que ses connaissances de technique de combat qu'elle n'a peut-être même pas testé en pratique servira pour restaurer la paix dans un royaume dit en souffrance? Je montrais ma perplexité sur mon visage et allais poser une question quand je me disais qu'après tout j'allais la suivre et verrai pour la suite malgré mes inquiétudes. Je ne pouvais que faire que cela pour l'instant, ne préférant le goût du risque d'essayer de partir et de constater les dégâts par la suite sur mon si joli visage. Alors que je m'arretai à ces pensées, Ygarne commença à dire que mon physique pouvait vaguement ressemblait à une jeune femme plate. D'abord neutre, je comprend totalement ses paroles quels secondes plus tard, je protestai vivement mais elle me répliqua, un peu honteuse:


-Non mais reste ainsi!... Cela pourrait être toujours utile si nous devions nous cacher. Tu pourras jouer un rôle féminin.

-Se cacher? De quoi..?

-Croit-tu vraiment que le Roi nous laissera faire?

Je fermais aussitôt mon visage de toute expression. Elle semblait prendre cette histoire à coeur.. Moi-même, je ne pouvais guère la croire ou pas sans connaitre les faits et sans les avoir vu. Car, comme dis un célèbre proverbe: "Il faut voir pour croire." Mais elle avait l'air si convaincu que je ne pouvais que lui faire confiance en tout point. Je ne pouvais pas savoir grand chose de cette histoire car je m'étais exilé juste pendant que cela est arrivé! En tout cas, il est clair qu'il va nous arriver des tas d'aventures.. Dire que rien ne serait arrivé si je n'étais pas rentré dans ce fichu bâtiment blanc avec ce vieux. Je ne pouvais donc que rétorquer d'une voix ironique ceci:

-Bien sur... Il  a envoyé des gens à notre poursuite car il sent un danger imminent venant d'une jeune femme qui veut absolument frapper des pauvres personnes au crâne et d'un jeune homme qui ressemble étrangement à une femme. Oui.

Sa réaction fut calme et sans qu'elle se retourne pour me parler, elle dit:

-Exactement.

Je grommelai et ne parlais plus pendant un certain temps. Je détestais ne pas avoir la situation en main et ne pas avoir plusieurs issues de secours au cas où. Or là, tout était fait pour que chacun pas que je faisais était du au hasard. Monstrueux pour un esprit tel que le mien.

...

Au bout d'un moment, en gardant un chemin constamment droit, nous arrivions à une rivière. Endroit qu'Ygarne -vous avais-je déjà dis que son prénom est d'une nullité à mourir? Et bien, maintenant, c'est fait.- a choisi pour que l'on s'arrête pour dormir. Je la remerciais avec un vigoureux hochement de tête pour mes pieds qui avaient définitivement rendu l'âme. Mais avant que l'on est peut se reposer les jambes, elle énonça les différentes choses choses à faire pour bien préparer la soirée: chercher du bois, chercher des baies, chercher un bon endroit endroit pour bien dormir, et chercher à ne pas tuer l'autre pendant le sommeil -chose que j'avais rajouter en rigolant mais je ne reçu à la place à glacial regard: charmant. Nous trouvions ensemble très facilement un endroit confortablement avec une herbe bien molle et nous décidions donc de départager les rôles: moi le bois et elle les baies. Je me mettais très vite à la besogne, me disant que plus je le faisais, plus vite je pourrais dormir jusqu'à que le soleil se lève. Réveil stricte du générale Ygarne -prénom dépassé de mode depuis l'âge préhistorique, je rajoute. Nous choisissions chacun notre chemin, et nous enfoncions chacun de notre côté dans la forêt. Mais le problème étais que je sentais comme une présence. Et oui, encore. Cette fois-ci, j'espérais que ce ne soit pas encore une personne voulant m'assommer pour être sûr que je ne m'enfuirais et que j'aurais alors de nouveau du sang sur mes si magnifiques cheveux. Je levais alors les bras, en disant que je ne voulais que la paix dans le monde et que je détestais la guerre, espérant échapper aux coups. Mais rien ne passa, rien. J'attendis quelques instants encore, les bras en l'air mais toujours aucun signe. Je soupirais, et me sentais paranoïaque de croire qu'un être me suivait. Je pris donc le bois tranquillement et alla rejoindre Ygarne -prénom qu'aurait pu porté mes arrières-grands-parents quand j'entendis une respiration derrière moi suivie de bruit de pas d'animal avec une énorme masse. Je lâchais rapidement le bois que contenait mes bras, couru et lançais un énorme cri pour alerter les habitants à au moins dix kilomètre à la ronde et plus en particulier, ma camarade qui visiblement tenait à moi pour son aventure. Je retournais rapidement ma tête pour voir qui était donc mon poursuivant, je distinguais les traits d'un ours colossal brun. Des larmes perlèrent à mes yeux, non par la peur mais à cause de poussière qui m'aveuglèrent. Mon souffle commençait à devenir poussif et inquiétant quand j'entendis la chère voix de ma camarade qui me criait d'aller vers la rivière. Je continuais donc avec énormément de difficultés à courir à l'endroit dit, mais je n'entendais plus le bruit terrifiant de l'énorme poids de la bête qui me poursuivait. Je risquai donc un nouveau coup d'oeil quand quelqu'un me poussa violemment sur le côté. Je fus propulsé un peu plus loin, contre un arbre. Ma tête cogna sur l'écorce, ce qui me fit pousser un cri de douleur déchirant. Je pouvais entendre les bruits de combat de ma compagne contre la bête féroce mais je ne sentais que le mal de ma personne. Je touchai avec délicatesse le haut de mon crâne et regardai ensuite ma main: du sang. Et voilà, encore. Encore du sang, ce liquide rouge venant de moi qui n'arrête pas de faire face depuis mon départ, c'est-à dire depuis hier. Bizarrement, il eut un silence des plus pesant. Je levais la tête pour voir si j'étais alors soudainement le seule homme au monde quand je vis la grosse bête velue brun ensanglanté allongé et Ygarne, intact sans aucun signe de combat, venir vers moi à grand pas. Je tentais alors de redresser encore plus haut ma tête quand je sentais tout à coup une vive douleur à la joue. Je touchais ma joue avec ma main pleine de sang et me levais rapidement pour faire face à la figure de la jeune femme déformée par la colère. Je commençais à demander:

-Mais qu'est ce que je t'ai fait..?

Un énorme bruit de nouveau résonnait dans ma tête, elle m'avait giflé sur l'autre joue. Puis un coup de poing dans le ventre me mît par terre. J'avais une douleur terrible dans tout le corps. Je constatais alors que mon mal à la tête n'était finalement pas le plus terrible en matière de souffrance. Ygarne cria:

-Tu es le moins courageux et le plus lâche homme que j'ai connu. Tu ne sais pas te battre, tu ne court pas vite et pas très longtemps. La moindre blessure te met par terre et te fait vautrer tel un bébé  mis à nu. Tu n'es pas à la hauteur de ta mission, tu le comprends! Alors changes, deviens tel que tu le devrais, et vite.

Et dans ces dernières paroles, elle partit vers la forêt. Mais un peu plus loin, elle se retourna et lança:

-C'est moi donc qui fera tout le travail et va donc te laver. On dirai que c'est toi qui as combattu cette créature tellement tu es recouvert de sang.

Je lui jetais un regard mais elle était déjà retourné. J'étais avec une folle qui voulait que je sois un homme que je n'étais strictement pas. L'aventure commence à devenir de plus en plus dur... J'essayai du moins que je pouvais de me relever et je devais pour cela serrer les dents sans gémir. Je vis alors que l'ours qui me poursuivait été plus impressionnant que je le pensais. Une mâchoire qui prenait presque la totalité de son visage. Des courts pattes mais un gabarit énorme,  il était sur le côté avec une énorme entaille sur son ventre, facile à deviner comment il était mort. Après l'avoir inspecté des dents sans le toucher, je partis vers la rivière où je ne fis grand chose à part rester debout et tentai de me laver. Quand la nuit tombait, je soupirais et m' habillais pour aller  de nouveau vers Ygarne pour la soirée et pour le temps que tout cela se finisse. Elle avait fait un feu et s'était assis devant, je m'installai en face. Elle me présenta quelques baies que je mangeai rapidement. Puis comme elle ne semblait guère bavarde et qu'elle avait du visiblement déballer son sac tout à l'heure tout en me tapant dessus, je m'allongeais sur le dos pour m'endormir.

Que penser de tout cela..? Je ne pouvais pas partir, il est trop tard pour faire demie-tour. Je ne pouvais pas me transformer et devenir l'homme parfait d'Ygarne non plus. Tout ce que je pouvais faire été d'attendre, de continuer, de subir, et de réfléchir sur le coup. Je ne peux rien prévoir, je ne peux rien faire. A part peut-être espérer que demain soit mieux.



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Ingrid Dayge

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Sam 12 Mai - 11:40

J'ai fais 10 pages d'open office O_O
Bon, j'ai un peu diminuer le rythme mais je le jure de le terminer! >o<



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Ingrid Dayge

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Sam 28 Juil - 20:49

-Je vais t'apprendre à te battre.

Une voix claire et ferme. Elle avait pris une décision. Pourtant, le choc fut-elle que je ne puis m'empêcher de la faire répéter ses paroles:

-Je vais faire de toi un vrai homme.

Un sourire ne put s'empêcher d'apparaître sur mon visage, enfin un peu d'action sensé! Car toute la matinée, lever aux aurores, marcher à suivre la rivière, faire des poses pour convaincre mes pieds de continuer la balade forcée malgré ses cloques et ampoules. Et tout ça dans le silence le plus absolue! J'avais envie de demander où nous allons, mais la peur qu'elle me frappe car elle était toujours en colère m'avait fait taire. Oui, le silence est d'or parfois.

-Pourquoi tu souris, tu crois que cela ne sert à rien?... me questionna t-elle suspicieuse.

-Non,non, évidement non. Je ne sais pas me battre et pour l'instant, je ne fais que fuir. disais-je précipitamment

-Tiens prend ça. dit-elle en me lançant une épée en métal.

-On ne commence pas par une en bois? demandais-je. Car cela risque de faire des blessures..

-Tu crois que j'avais pensé en faisant mes bagages que je devrais apprendre à un homme à se battre! Et encore heureux que j'en ai deux, d'armes!! cria-t-elle, elle était encore sous les nerfs donc. Bref, excuse-moi de m'être importer.

-Excusée... Dis-donc, c'est lourde comme arm... Euh, comment on tient cela?

Pas faire de gourde pour tenter de garder la vie. Oui, surtout réfléchissons avant de parler.. Essayons plutôt de faire bonne impression en maniant du mieux que l'on puisse faire cette épée.

Et c'est ainsi, que précipitamment, je vis rapidement qu'Ygarne s'avança vers moi très rapidement et sans trop d'énergie, me pointa son épée sur le coup et me déclara:

-Soies toujours près. Ton épée est l'extrémité de ton bras, il te protège si tu le manis suffisamment bien.

Elle commença à m'attaque sur mon côté gauche que je réussi facilement à contrer avec mon arme pour tout de suite l'attaquer elle aussi sur son côté. Elle l'esquiva avec habileté en passant tout simplement en dessous de mon arme et me pris dépourvu mais je repris connaissance rapidement pour la suite du combat. L'adrénaline provoqué par le fait qu'elle pouvait me faire extrêmement mal, et c'était tout sauf ce que je voulais. Mais bizarrement, j'aimais aussi cela. J'avais l'impression que je pouvais tout réussir avec ce bout de fer. Je voyais aussi que le fait que je me débrouillais pas mal surprenait ma camarade. Notre lutte dura quand j'arrivais à trouver la brèche de sa technique: elle attaquait et se protéger essentiellement sur sa droite. J'en profiter alors au plus vite pour faire plusieurs feinte sur sa gauche. Mais ce n'était pas cela qui la ferait plier, elle me fit un si violent croche-patte avec ses pieds que je fus mis soudainement mis par terre sans vraiment réalisé qu'elle me pointa son épée mon cou, tellement proche que je trouvais cela dangereux. Avec tout mes forces, je contrais avec mon épée, fer contre fer. Elle avait un avantage vu qu'elle était debout et moi à moitié allongé, à moitié assis. Mais je réussis alors à m'asseoir et peu à peu à me relever, elle commençait à lâcher la pression. Puis avec un coup que je portais à son épée, près de sa main, elle dut lâcher son arme. Je touchais alors délicatement son cou en lui souriant. Elle acquiesça. Je lui fit un plus grand sourire et lâchai soudainement mon arme.

-Non mais c'est franchement lourd! Cela fait mal à la main au bout d'un moment!

Je me retourna en espérant marcher un peu pour reprendre mon souffle perdu pendant la bataille. Mais j'entendis un bruit de feuilles craqués avec des branches et me fit demi-tour rapidement pour constater une atrocité: Ygarne avait repris son arme et se précipitait sur moi maintenant accompagné de cris: le mien de terreur, et le sien d'adrénaline. Je pris mon poignard que m'avait donné dans le temple me vieillard que je portais autour de la ceinture toujours au cas où. Là ce fut un poignard contre épée. Mais je tournais rapidement sur moi-même pour être derrière elle sans qu'elle s'en rende compte et appuya mon poignard contre sa nuque. Elle fut alors comme pétrifié et ne bougea plus. Sans faire exprès, j'avais un peu trop forcé et un filet de sang coulait.

-Tu as perdu. dis-je pour ne pas qu'elle m'attaque encore de nouveau.

Je remis prudemment mon poignard là où il était destiné tout en regardant Ygarne qui se retournait peu à peu vers moi en lâchant son épée. Elle avait l'air surprise et ébahie.

-Je me suis entraînée pendant des années durant pour bien métisser la technique du fer, pour être agile, habile et réfléchie. Et toi, la première fois que tu te bats, tu me bats. Comment as-tu fais? me questionna t-elle.

-Tu m'as dit "Ton arme est l'extrémité de ton bras, il te protège." Cela m'a entièrement suffit avec en plus de l'intelligence.

-Ne me prends pas pour une idiote.

-Mais...

-Montres moi plutôt ton arme que tu as sortis au dernier moment. je lui lançai rapidement le poignard. .... Tu l'as reçu avec le sage, n'est-ce pas? Très bonne arme, légère et résistance. Comme j'aimerais l'avoir obtenue...

Son teint devenait rosé. Je pris peur et le repris au plus vite. Elle fut alors surprise mais se reprit. Je ne savais guère pourquoi, mais j'avais cru qu'elle allait s'en emparer et que je ne pourrais plus jamais le revoir, le reprendre. Stupide? Mais déjà que ce commencement d'histoire est totalement fou, la suite peut n'être que crescendo dans cette atmosphère. Alors que sais-je... Oui, au faite, qu'est-ce que j'en sais...? Je sais que je vis, que je manie plutôt l'épée, que je dois couper mes cheveux, que je suis aveuglément Ygarne, que je ne la connais qu'à peine, que moi, je me connais. C'est tout. Et je devrais me débrouiller qu'avec cela pour toute la suite de nos aventures. Cela fait un peu peur quand même. Mais bon, je ne le faisait que me le répéter depuis le début, tout ce qui pouvait m'arriver de pire était la mort. Juste cela. Juste cette horreur. Oui, c'est tout. Je déglutis avec peine un surplus de salive que je décidai vers la fin de cracher. Je rangeais furtivement l'arme que le vieux m'avait donné en m'ayant confondu avec Ygarne qui commençait justement à me parler:

-Voilà trois jours que nous marchons ensemble, trois jours que tu marche, deux mois que je piétine. Ce soir, nous arrivons certainement dans un petit village alors pas de scandale et essayons de la passer au plus vite sans faire d'histoire. Donc, pas de bruit. Compris?

Elle ne me laissa guère le temps de répondre à part peut-être un hochement de tête affirmatif. Sur ce, nous nous mîmes à remarcher toujours en suivant la rivière qui coulait devant nous.

................

Le soir commençait à tomber. Ygarne me prévint qu'elle voulait absolument passer le village et qu'ensuite nous faisions notre camps du soir. Là aussi, je n'eus rien à redire. Quand je vis les premières habitations, j'eus un brin de nostalgie à quand j'avais été il y a deux ans dans mon village similaire, tranquillement en train de faire semblant de travailler. Car savoir lire, ou écrire, cela ne m'importait peu, je retenais des phrases par coeur pour les réciter ensuite à mon entourage pour les faire croire que j'avais alors un minimum de connaissance. Je ne savais pas s'ils faisaient semblants ou pas mais ils avaient l'air ébahis devant ce savoir là. Ils s'étaient tous cotisés pour que je puisse aller dans une école près de ma maison. Mais avec cette argent, je préparais plutôt ma fuite et profitais aussi pour épater les jeux filles de mon âge. Bon, je n'eus aucune relation pour autant.... Peut-être faudrait il être alors encore plus riche.. Bref, pourquoi je vous raconte cela, moi?

Nous fîmes alors notre premier pas dans le village que la petite pluie qui nous accompagnait alors se transforma brutalement en une fulgurante tempête. Goutte sur goutte, mouillés instantanément, vent par derrière, nous ne pensions ensuite qu'à la même chose: se protéger! Nous courions au plus vite ensemble sous un préau qui devait faire office de marché du petit village à l'allure charmante - avec certainement plus de charme quand il fait beau.. Là se trouvait aussi quelqu'un d'allongé ronflant. Je le dévisageais en attendant que la pluie cesse. Un visage vieillit, un peu de barbe, certainement sale depuis quelques jours, il devait être un vagabond et une bouteille d'alcool vide et une remplie me permis de savoir s'il dormait bien. Un alcoolique qui devait rêver d'une vie meilleur... J'espérais ne jamais pencher pour ce côté de la vie, essayer de se fabriquer un pseudo paradis pour souffrir à la fin de cette infernale dépendance... Je préférais encore retourner en solitaire et vivre de petits bonheurs simple qui forment une bonne vie. Je sortis de mes rêveries quand Ygarne me tapota le bras. Elle me montra du doigt une maison, un homme et une femme nous priaient de venir avec gentillesse. Rapidement donc, Ygarne et moi se retrouvions dans un charmant logis en remerciant gracieusement nos hôtes.

-Je vous remercie pour votre gentillesse. glissais-je

-Ce n'est rien voyons, vous pouvez même rester la nuit, comme vous allez l'air de vagabond, déclara la maîtresse de maison.

-Je suis au regrets de vous décevoir mais nous devons refuser, nous devons impérativement partir avant l'aube, répondit rapidement Ygarne.

Le mari alors se contenta de nous sourire, et de de s'approcher de sa femme pour la rapprocher de lui. Nous nous trouvions dans une maison assez misérable en soie mais l'amour qu'elle aspirait comblait largement le manque de meuble et de décoration. Ce jolie couple d'amoureux avait trois enfants, les deux derniers plutôt jeunes mais la dernière commençait à devenir un bon bout de jeune femme. Ces enfants ne portaient pas de vêtement vraiment à leur taille, ni de bonne qualité -certainement des habits qui servaient pour plusieurs générations. Mais ce n'était cela qui faisaient leur beauté, ni vraiment leur beauté puisqu'au final, ils étaient banaux, non c'étaient leurs sourires, marque de bonheur. Je trouvais cela tout simplement magnifique à contempler. Je m'approchais d'eux et leur demandait d'un air naïf quel était leur jeux préféré, l'ainée me répondit un deux trois soleil, le second affirma ce choix et le cadet était bien trop jeune pour parler. La plus grande s'appelait Simone, le second Georges et le cadet qui n'était qu'un bébé à quatre pattes, Jacque. Alors, je leur demanda de m'expliquer ce jeu puis je ne pus m'empêcher ensuite de jouer avec eux. Je trouvais cela comme reposant de s'amuser à quelque chose de très basique, de simple, sans réfléchir.

La famille nous offrit un repas simple mais bourratif et ensuite nous proposa de pouvoir se laver avec de l'eau chaude. La femme s'approche de moi et passa la main dans mes cheveux avec un air renfrogné. Elle me montra mon visage dans un miroir et me demanda si je cotais pas si les cheveux légèrement plus court serait plus esthétique et plus pratique. Je détournai le regard du miroir et approuvais ses paroles, je demandais que l'on m'apporte une paire de ciseaux. Elle sourit, prit des ciseaux, refusa de me les donnais et commença d'elle-même à entreprendre une nouvelle coupe pour ma tête. Je lui souhaita bonne chance, et fermais les yeux. Je somnolais sur la figure que j'avais aperçu dans le miroir. Il était amaigrie, les cheveux faisaient presque des (drégue-lox?), sale et il ne ressemblait pas à ce que je pensais de moi. Bon, en même temps, les seules souvenirs de mon reflet remonté à deux ans.. Alors que je m'apprêtais à ronfler paisiblement, on me souffla que je pouvais de nouveau me contempler dans le miroir. Un peu endormi, je me regardai, approuvai, remerciai, et demandait où était Ygarne. L'homme me répondit qu'elle prenait son bain mais qu'elle avait certainement terminé. Il me dit où cela se trouva puis le couple alla se coucher rapidement, nous laissons là bas pour dormir avec deux couvertures, un matelas de paille étendus par terre et le canapé. Je me dirigeais vers le bain et croisais ma compagne. Elle parut surprise de me voir ainsi coiffé et resta béat. Comme je ne voulais pas resté longtemps debout, laissant le temps qu'elle se remette de ma nouvelle coiffure et de sa vision ses cheveux tous dégoulinant, en vêtement mouillé, j'allais rapidement me laver. Après m'être désinfecté, habillé, je laissais par pure galanterie la canapé à ma compair et allais se coucher par terre. Elle me remercia et souffla que cela me changeait énormément et qu'elle trouva cela beaucoup plus..plus.. Elle ne termina pas sa phrase. Moi, quand je m'étais regardé, j'étais toujours aussi sale, amaigrie mais les cheveux courts et moins désordonnés.

Allongé dans le matelas, je pensais que cela faisait deux ans que je n'avais pas sentis autre chose que la terre, je me détendis très rapidement, près à dormir et à ronfler tranquillement. Mais mon oreille fut alerté par un murmure, Ygarne m'appelait en me demandant si je dormais. Question stupide, réponse stupide, je lui répliquais que oui, je dormais. Elle n'émis ni rire ni de grognement pour une fois et me dit quelque chose de très singulière:

-N'est-il donc pas magnifique de voir autant d'amour dans un foyer?

... Pourquoi disait-elle cela alors que nous nous apprêtions à dormir? Et puis moi, ce n'était pas cela que je remarquais le plus dans cette maison, non. C'était plus le bruit que provoquait autant d'enfant, et la fatigue que cela pouvait engendré chez les parents mais aussi le bonheur. Bon. Il est vrai que ce bonheur ne va guère continuer aux fils des ans, surtout quand ils vont vouloir partir de leur maison et partir en forêt car ils n'auront pas envie de se soumettre à leur destin. Mais ils ont le temps avant cela.

-Qu'est-ce que tu en penses? Je pense qu'ils ont dû avoir un coup de foudre et très vite se marier pour fonder une famille...

Elle disait cela plutôt rapidement dans un murmure. Les enviait-elle? Je ne savais que dire à part de surenchérir avec un sourire dans le coin de la bouche. Le grand amour, je ne l'avais jamais vécu. Il y avait le premier amour, celui que l'on croit qu'il durera toujours jusqu'à ce que tu en vois une autre plus attirante. Je crois bien aussi que j'avais eu des relations d'un soir et puis, on ne les revoit plus -heureusement car si il y avait eu un enfant... . Je ne lui racontais pas mes chagrins d'amour, car cela n'était guère intéressant et j'avouais être très surpris de la façon dont elle me parlait. Sa voix était à peine audible, et tellement moins froid et cassant que d'habitude que cela me fit presque peur. Stupide, n'est-ce pas? Elle me racontais qu'elle avait une soeur, mais qu'elle l'avait rejeté car elle était dans le mauvais clan, ceux que était pour le Roi actuel, donc la misère et le chaos. Elle me disait qu'elle avait vécue dans une famille paisible et chaleureuse mais qu'ils n'avaient jamais ouverts les yeux sur la situation. Elle, elle avait tout compris grâce à une rencontre fatidique face à son maître. C'est lui qui lui avait expliqué la situation politique du pays, la situation social aussi et surtout, il lui avait appris l'art du combat. Art où elle n'avait aucune faille jusqu'à maintenant. Elle ne l'avait jamais pu réellement l'exercer face à quelqu'un et la façon dont je l'avais si facilement battu la remettait en question. Je lui demanda doucement depuis combien de temps elle marchait pour aller à la capitale et essayer de renverser la monarchie. Ses pieds travaillaient depuis un bon mois, elle avait du faire un détour pour aller jusqu'au sage qui devait lui donner des conseils, la force mental et surtout la responsabilité. À quoi cela sert? Ainsi, si la couronne était écrabouillée, Ygarne sera reconnu comme sauveur de l'humanité du pays. Mais dorénavant, elle sera que l'acolyte de celui qui aura sauver la pays. Je souris sans qu'elle ne voit, ses rêves semblaient utopiques. Renverser le pouvoir et créer un gouvernement meilleur... Cela ne peut se faire sans avoir tout le peuple derrière soit et pour l'instant... La situation s'éclaircissait au fur et à mesure de notre périple mais je ne voyais pas encore très clair. Puis elle me demanda mon passé, et une réponse sur le fait que j'habitais dans une forêt il n'y a pas encore très longtemps. Je lui lançais habilement un bonne nuit. Alors qu'elle allait répliquer, elle se retint et souhaita aussi bonne nuit.

...

-Tu mourras, jeune homme.

-Ton corps sera brûlé.

-La vie ne t'épargnera pas.

-Tu souffriras.

Il se passait pleins de choses: une rencontre d'amour, la mort d'une femme, une balade dans un forêt. Mais au milieu de tout cela, une voix distincte qui m'annoncer des choses atroces. J'essayai de me concentrer sur mes aventures plutôt que sur les prédictions de ma mort prochaine, quand je sentis une main sur mon épaule. Froide, insistante, cette main appartenait à la mort qui me cherchait. Alors que j'émis un léger cri, quelqu'un me mit sa main sur ma bouche pour je me taise. J'ouvris les yeux. Ygarne se tenait devant avec toujours sa main devant ma bouche, me regardant intensément et me fit signe de me taire. Je fis un bâillement sourd puis me leva de mon lit de fortune. Suis-je stupide? J'avais rêvé, et tout cela n'était pas réel...

Dehors, il faisait encore nuit, et il fut très dérangeant pour moi que me réveiller sans une seule lumière naturel avec juste une lampe à l'huile laissée par nos hôtes par pur bonté. Ils avaient aussi laissés sur une table une petite miche de pain. Quand Ygarne le vit, elle le prit et mit dans sa sacoche puis se retourna et lança:

-Vous direz merci à vos parents.

Surpris par ses propos, je me retournai rapidement et vis avec difficulté deux silhouettes enfantines. C'étaient Simone et Georges, le plus petit dormait certainement avec leurs parents. Ils n'avaient pas répondu à Ygarne, ne me fixant que ma personne. Je fus assez gêné surtout que ma compagne me pressait mon bras pour me prévenir que nous devions nous dépêcher. Simone brisa la première le silence:

-Alors tu vas partir?

J'acquiesçais d'un signe de la tête. Elle reprit alors:

-Alors on ne vas plus te revoir?

Je restais béat face à cette question. Nous n'étions pas amants, ni même véritablement amis, juste le temps d'un jeu mais pourtant, elle avait eu une voix comme ébranlée. Je le dévisageais tout d'un coup d'un air intrigué, quel âge avait-elle? Et à cause du manque de luminosité, et d'Ygarne qui commençait à me pincer, je la lui posa directement. Elle me répondit quatorze ans. Je souris. C'était bien l'âge où les hormones travaillait et sa question était plus "Alors, je ne vais plus te revoir?"

-Écoute Simone, je ne suis qu'un vagabond, le destin a voulut que l'on se rencontre et rien d'autre... Adieu alors. Adieu Georges, adieu charmante famille.



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Ingrid Dayge

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Jeu 20 Juin - 20:26

Ah que bouh, 17 pages j'ai fait. O.O
Je vais pit-etre reprendre cette histoire. *w*



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Calliope
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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Sam 22 Juin - 14:06

ça pue le post long de trois kilomètres XD


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Elizabeth Lovett

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Dim 23 Juin - 11:09

A plein nez. 8D
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Ingrid Dayge

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Mer 24 Juil - 18:34

Bon... Comme j'avais normalement écrit la suite de ce qu'il y a auparavant mais comme je l'ai perdu, j'ai écrit sa suite sans essayer de récrire ce que j'ai perdu parce... voilà.

Alors suite des événements non contées:
-Adrian et Ygarne reprennent la route en direction de la Capitale
-Adrian entend des bruits, comme si on le suivait mais ne sait pas au final qui ce fut.
-Un ivrogne les accompagne dans leur périple parce que le village le rejette, et compte se bourrer alors la gueule à la Capitale.
-Ygarne pas contente parce qu'elle voulait avoir Adrian rien qu'à elle (rooh, la vilaine!)
-Ivrogne décide de ne plus boire parce que... bah.. Y'a pas à boire dans forêt. (bah oui, héhé.)
-Et donc, là, sont près de la Capitale (enfiiiin)

Alors la suite....

Nous étions dorénavant non loin de la capitale et fur à mesure que l'on avançait mon cœur pesait lourd, et mon ventre me faisait souffrir. Je ne voulais pas y aller, là-bas. Je ne savais pas le plan d'Ygarne mais à tout les cas, il serait foireux, hors de portée, non préparé, sanglant, irréfléchi. Pendant un moment chaque soir, quand j'entendais les respirations de l'ivrogne et d'Ygarne combinées, je me levais et faisais quelques pas. Et si j'y m'en allais, maintenant? Et chaque soir, je me posais cette question, jusqu'à ce que je choisisse une réponse, celle que j'aurais dû choisir depuis longtemps. Je courais droit vers moi. Je m'étais dit «Au revoir Ygarne». Mais cette au revoir n'était qu'un à bientôt quand je la vis apparaître devant moi, me bloquant le passage. Les mains sur les hanches, elle me fixa. J'aurais dû deviner qu'elle faisait semblant de dormir, celle-ci. Je lui souriais de tout mes blanches dents et lui dit que je devais dégourdir mes jambes souffrant de ne que marcher. Comme je la voyais encore sceptique -et cela était fort compréhensible- je m'avançais vers et lui susurrais que jamais, oh grand dieu jamais, je ne la laisserais tomber. Son regard s'adoucit, ses mains sur ses hanches m'entourèrent. Et voilà... Voilà ma grande lâcheté. Depuis, chaque soir, je ne fais que dormir.

Au petit matin, Ygarne, sourire aux lèvres, nous apprit que nous allions arriver à l'endroit tant voulu dans l'après-midi. Alors que nous étions sur une légère colline, je vis enfin cette fameuse capitale. Magnifique capitale. Moi, de mon pauvre village n'avait jamais imaginé une aussi grande ville où grouillaient toutes sortes de bâtiments, et au centre, évidement, un château. Ses tours dépassèrent largement les autres habitats au vue de leur architecture et de leur hauteur. Je voulais les voir de plus près ses tours, oh oui. Réalisant que si je les voyais, cela sera avec une arme misérable entre les dents et une folle avec moi, cette envie disparut bien assez rapidement.

Le reste de la journée ressemblait à bien d'autre, à part de notre compagnon de voyage qui était venu à l'improviste avec nous, nous dit un au revoir avec plein d'embrassades et de larmes aux yeux. Curieux bonhomme. Au final, l'abstinence d'alcool l'avait plutôt réussi. Il me rappelait mon voisin dans mon village -même si à cette époque, on pouvait considérer tout le monde comme étant son voisin- qui avait lui aussi sombré dans ce maux quand sa mère avait été tuée par la maladie, mais lui avait dû longtemps résister à cette drogue, et c'était sans compter avec l'aide de tout les gens du village qui le soutenait dans sa peine. Je souriais et fit un dernier geste d'adieu quand je ne vis que sa silhouette au lieu se faufilait entre les branches des arbres. Il avait donc décidé de ne pas aller à la capitale, certainement pour ne pas replonger, ce qui était une sage décision. Ygarne, elle, se ferma. Ses yeux indiquèrent une sorte de peur mélangée à une grande panique. Elle toucha de sa main son poignard mais ne put au final se décider, et ce fut pour cela qu'elle se tourna vers moi et me parla de son malaise.

-Ecoute Adrian... Ce mec, qui est parti, je trouve qu'il n'a pas été très clair avec nous. Il disait qu'il allait venir avec nous à la capitale, mais au final non. De plus, il se déclare comme ancien ivrogne, or tu ne trouves pas qu'il se remet de l'alcool un peu trop facilement...? Adrian, j'ai peur. J'ai peur que ce soit quelqu'un à la solde de ce tyran et qu'il est découvert que nous voulions faire un soulèvement. Tu crois que cela soit possible Adrian, tu crois?

Je voyais devant moi une fille complètement perdue. Le regard fuyant, elle regardait en direction de départ d'Hugo, pour ensuite me regarder moi. Elle avait un air de folle. Oh oui, en ce moment, elle était complètement devenue folle.

-Ygarne.. Ygarne, regarde-moi. Non, ce mec n'est pas à la botte du roi. Ce n'est qu'un pauvre vagabond qui n'a pas de toit. Il vadrouille là l'amène la vie et vit ainsi. De plus, comment le roi aurait pu t-il savoir tes intentions? Nous ne sommes que deux, munis pour tant d'un poignard et d'une épée, non pas une armée casque à la tête et arc au poing.

-... J'espère que tu as raison. Mais tu dois savoir que le roi sait tout. Il sait quand on veut s'en prendre à lui. De toute façon, si cette homme est un espion, ce n'est pas cela qui m'arrêtera bien au contraire. Adrian, nous devons sauvons ce peuple qui ne demande qu'à vivre plus libre sans ce gourou. C'est notre devoir...  Allez viens, nous sommes presque à destination.

Je lui fais un sourire dont elle ne voyait pas l'aspect mitigé. Elle ne réalisait pas ce qu'elle voulait faire. S'emparer d'un royaume... du pouvoir... d'une armée... Avec quoi, qui? Deux personnes dont l'une aurait préféré s'enfuir et des armes à peine affutées. Oui, j'avais peur pour ma peau. Comment ce sentiment n'aurait pas pu exister..? J'étais comme un animal pris au piège. Et je n'avais plus beaucoup de choix. Elle partit rapidement et je la suivis.

….

Nous y étions. Je ne l'aurais jamais cru. A quelques pas, en face de nous, se trouvait l'entrée de la capitale. Et comme c'était une capitale, elle avait une majestueuse porte, une de ces portes que tu ne regardes pas, tu contemples. Elle n'était pas faite pour protéger, mais juste pour prouver que le royaume était riche et en sécurité. C'était un magnifique travail d'ébéniste dans du bois rougeâtre, haute comme quatre hommes et aussi large de huit. Elle était ornée par-ci par-là de fleur doré délicatement, réaliste à un tel point qu'on aurait voulu cueillir. De plus, le spectacle n'était pas gâche par des gardes qui auraient pu surveiller étroitement cette grande arche, comme pour renforcer de côté de paix que semblait avec le pays. Ygarne, elle, ne s'arrêta pas. Elle était tel un robot qui n'avait qu'un but, un seul. La tête baissée pour ne plus être déconcentré, je la suivis d'un pas lourd. J'entendais autour de moi une foule de gens. Des bruits, des paroles captées de ci et de là, des piétinements, un cri d'enfant pleurant. C'était la vie qui se trouvant autour de moi. Après tout, cela faisait depuis peu que j'avais quitté mon cocon des bois, et je ne m'étais jamais retrouvé dans une aussi grande ville. Je n'étais plus qu'une personne parmi un montagne d'autres, un masse qui se rajoutait à l'ensemble.

Ygarne me ramena à la réalité en me tirant par la manche. Elle m'emmena vers des rues plus étroites où peu à peu la densité humaine diminuait. Finalement, nous nous retrouvons seuls à marcher dans de sombres ruelles -sombre tableau en effet. Je la suivais toujours, sans poser de question. De toute façon, il était bien trop tard pour s'échapper, trop tard aussi pour s'inquiéter. Bizarrement, je n'avais plus peur. Je savais que j'allais mourir. Et oui, c'est assez triste à dire mais je sentais que la mort s'abattrait sur moi. Car que croyez-vous qu'il se passera? Quand nous nous rendrons au château (et encore, je me demandais bien comment) et qu'Ygarne commencera à menacer le Roi avec sa pauvre arme, moi, je serais à ses côtés, et là, évidement les gardes neutraliserons la menace, et je ferais compris de la menace. Alors, depuis que j'en étais venu à ce fait là, pourquoi reculer? J'ai déjà mis mon pied dans la tombe, pourquoi pas le reste?

Je levais les yeux vers Ygarne et aperçus sa mine inquiète. Je lui demandais qu'est-ce qu'il n'allait pas et elle me murmura qu'elle avait l'impression que l'on était suivis. Je la rassurais calmement, lui disant que j'avais eu cette impression dans la forêt mais plus depuis un bon bout de temps. Elle me fait un léger sourire, comme pour me remercier, chose que je lui rendis. Et puis, j'entendis. Ygarne aussi. D'un élan commun, nous nous retournâmes. Et dans le même élan, nous courûmes le plus vite possible loin devant nous.

Derrière nous se trouvaient plusieurs soldats, armés jusqu'au coup. Ygarne avait raison, l'ivrogne nous avait dénoncé. Ygarne avait raison depuis le début. Une nouvelle réalité s'offrait à moi en ce moment même, celle de la révélation. Le peuple souffrait mais il ne savait pas,  il se cachait cela pour ne pas essayer de faire bouger les choses, car les douleurs deviennent habitude au fil du temps.

Alors qu'une certaine distance s'était creusée entre nous et les soldats à cause de leur lourde armure, je découvris que la course-poursuite n'allait guère durer. Juste devant nous s'en trouvaient d'autres, de soldats. Nous étions encerclés. Je m'arrêtai. Je n'allais pas courir vers ma fin. Ygarne s'arrêta près de moi, cherchant dans un dernier espoir une autre issue sur les côtés, une brèche, une escalade à faire mais rien. Il n'y avait rien à faire. Nous étions dans une petite ruelle avec derrière et devant nous des hommes armés jusqu'au cou, qui étaient là pour nous. Le bout du tunnel approchait. La dernière chose que je voulais voir n'était pas ces gens-là, mais Ygarne. Au final, cela avait été une providence de la voir, une chance de l'avoir connu. Après avoir malheureusement compris qu'il n'y avait rien à faire, elle me regardait de même. De loin, j'entendis que l'on nous demandait de nous rendre. Ygarne secoua la tête.  Elle ouvrit rapidement sa sacoche, en extrait quelque chose et le porta à sa bouche sans hésitation. Elle m'embrassa,  me murmura un désolé. Le visage perplexe, je me demandais pourquoi elle était désolée. Puis je compris. Elle fut prise de secouement, puis tomba par terre, inerte.

-Ygarne..?

Mes genoux ne me tenait plus. Je tombais par terre à mon tour et me retrouva près d'elle. Je la pris dans mes bras. Ce n'était plus Ygarne, je n'avais qu'entre mes mains son corps.

Je me laissai faire quand on me pris brutalement, je laissai faire quand on m'embarqua vers une direction inconnue, je me laissai faire, je n'avais plus rien, on ne pouvait plus rien me faire.





Dernière édition par Ingrid Dayge le Ven 9 Aoû - 11:35, édité 1 fois
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Ingrid Dayge

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MessageSujet: Re: Quand on s'y met...   Mer 24 Juil - 18:34

Héloïse prit une mèche de ses cheveux et la tritura. C'était un geste qui l'avait aidée auparavant à gérer son stress, sa colère, les sentiments qui étaient de trop dans sa profession puis maintenant, c'était un tic quand elle prenait une décision et qu'une réflexion se devait. Elle était entourée de ces hommes dont elle connaissait d'avance leur décision, l'un d'eux lui confirma ses pensées:

-Écoutez capitaine, c'est une histoire trop personnelle pour vous, vous ne devriez pas vous en occupant.

-Et pourtant je le ferais.

-Bien... Alors, nous pensons tous que nous devrions directement abattre la sentence pour cet homme, nous savons déjà tous ce qu'il nous faut.

-Évidement.. Mais avant, demandons à notre cher Roi ce qu'il en pense, car n'est-il pas le principal intéressé par cette histoire?

-Oui mais cela prendra alors plus de temps or il ne fera que confirmer notre choix. Tuons-le main...

-Mes ordres ne sont-ils pas des ordres?

-Oui sergent. Je vais y aller de moi-même, j'y cours.

-Et bien courrez, je ne vous en prive pas.

La salle pendant cette discussion n'avait qu'un silence pur et dur, mais après avoir pris congé de ses pairs, une foulée de murmures monta dans les rangs. Cette histoire allait entacher la carrière prometteuse d'Héloïse. Qu'importe, son père était toujours là au cas où. Si une femme avait réussi à voir un poste dans la garde personnelle du Roi, c'était bien grâce à sa famille puissante. Et encore, au début elle avait eu les travaux les plus simples à faire, car personne ne lui faisait confiance. Mais elle s'était peu à peu rendue irremplaçable et ainsi, elle a pu grimper les échelons, lentement mais surement. Maintenant, elle était à la tête d'une quarantaine d'homme des plus spécialisés, veillant tous à la sécurité de sa Majesté. Elle pouvait être fière d'elle, et elle l'était. Et elle savait très bien qu'elle risquait gros avec ses décisions prises mais tant pis, elle s'était déjà trop impliquées pour reculer.

Quittant l'établissement où se réunissaient ses hommes pour répondre aux grandes questions, elle prit la direction de la prison de la Capitale. C'était un grand bâtiment qui faisait peur rien que par son apparence fantomatique. Des failles, des vitres cassées, une façade à moitié démolie, le tout gardé par de nombreux hommes. On devinait que cela ne respirait pas la fleur et la bonne humeur entre ces murs. On la laissa entrer sans rien demander, il était habituel de la voir dans le coin. Souvent, elle était accompagnée de son bras droit qui pouvait facilement contraindre un prisonnier à être plus enclin à parler, mais cette fois-ci, elle était seule. C'était la seule anomalie remarquable. Ou sinon qu'elle marchait plus rapidement, comme prise par le temps.

Elle demanda à un des gardiens de la prison où se trouvait l'homme qu'ils avaient emprisonné dans la matinée et s'il pouvait lui donner sa clef, il lui indiqua le chemin à prendre, tendit la fameuse clef, et sans un merci, elle se dirigea vers sa cellule. Il se trouvait au sous-sol, là où se trouvait les individus considérés comme les plus dangereux. Elle ne savait pas à qui elle allait avoir face, mais elle pouvait deviner que cet homme sera des plus coriaces, elle devra être dure, très dure. Elle descendit plusieurs escaliers, traversa de sombres couloirs où de tout côtés, des mains tendues, des visages sortaient des barreaux pour l'insulter. Cela n'avait peu d'importance, elle allait droit vers son but. Étant arrivée, elle prit une grande inspiration. Avant d'ouvrir quoique ce soit, elle inspecta de loin homme pour évaluer les risques encourus. Elle voyait au fond de la cellule un homme assis par terre, ses bras entourant ses jambes. Il semblait bien chétif. Alors sans hésitation, elle ouvrit la cellule et la referma sur elle-même. L'homme leva la tête vers sa direction, sembla vouloir se mettre debout mais se décida finalement à rester ainsi. Héloïse pensa qu'à preuve du contraire, il ne fera rien de mal au vue de sa position d'infériorité et se décontracta un peu.

En effet, en face d'elle se trouvait un homme bien mince, qui semblait ne plus avoir d'énergie, plus grand chose. Elle fut même étonnée de voir quelqu'un de ce type. Elle commença à parler, sans perdre plus de temps:

-Je m'appelle Héloïse, je suis le capitaine du groupe qui vous a capturé vous et...

Elle s'interrompit un moment, déglutit et reprit ce qu'elle était en train de dire.

-...votre compagne. Dans peu de temps, le Roi confirma notre jugement pour votre cas, c'est-à-dire la mort. Mais je parie que vous n'êtes guère étonné n'est-ce pas? Alors, vous n'avez plus à perdre, vous pouvez parler.

Un long silence se poursuivi avant que le prisonnier daigne répondre. Héloïse se tritura une de ses mèche blonde.

-Je n'en sais pas plus que vous.

-Je vous dis que vous n'avez rien à perdre... Votre pseudo sage Edmund viens d'être arrêté il y a déjà un mois, mais lui par contre est mort. Votre secte va se dissoudre d'elle-même maintenant, et vous le savez.

Ce vieux ne cessait de sourire, à croire qu'il se droguait. Il était au milieu d'une forêt, dans son bâtiment blanc, lui-même en blanc... Quand les hommes étaient sur le lieu, ils avaient eu la chair de poule de voir cela. C'était un vrai fou, un fou psychopathe qui ne cessait de sourire en murmurant qu'ils allaient tuer le Roi et prendre le pouvoir. A partir de là, ils avaient pu lui soutirer l'information comme quoi deux jeunes gens, une femme et un homme étaient partis en direction du château pour assassiner le Roi. Ils avaient alors fait passer un de leur homme pour un ivrogne qui les accompagnerait pour voir en toute discrétion qui étaient ces deux personnes. Ils l'avait mis dans un petit village où il y avait beaucoup de chance qu'ils passeront et ils sont passés. Oh oui, c'était un joli coup cette fois-ci. Au final, il est vrai qu'ils n'auront guère pu faire mal au Roi, mais il ne fallait jamais sous-estimé des personnes venants d'une secte, ce sont ceux qui ont le moins peur et le plus de foi en leur acte.

-Une secte...?

-Ne jouez pas à l'innocent.

Héloïse scruta du regard l'homme. Celui-ci se replia sur lui-même, et glissa son visage entre ses jambes eux-même contre sa poitrine. Il semblait vraiment bouleversé, continuait-il sa comédie ou il n'était vraiment au courant de rien? Elle devait être sûre, elle ne pouvait se permettre le moindre doute. Elle se rapprocha lentement vers lui, et alors qu'elle s'apprêtait de le coincer violemment contre le mur puis de le menacer de son arme pour que toute vérité soit dite, il leva sa tête vers elle. Dans ses yeux, la détresse. Elle hésita un instant mais se reprit, mais celui-ci se décida à parler.

-Je vais vous raconter mon histoire, ma vie. Je n'étais qu'un pion depuis le début, un homme que l'on déplace sur le plateau de la folie. Et pour cela, je vais en payer le prix fort.

….................

Et je lui ai tout dit. De toute façon, je n'avais plus rien à cacher. Ma vie était en jeu, je n'allais pas risquer ce qui rester de mon existence pour des vices que je cacherais. Bizarrement, je lui ai tout dit, sauf mon prénom. Comme si au fond, je n'étais qu'une personne parmi une foule, un homme sur lequel le destin s'était acharné mais cela aurait pu être un autre, comme si je n'étais qu'un anonyme. Or, mon histoire me rendait si non important, mais particulier. J'avais vécu quelque chose d'unique, pour le meilleur comme pour le pire. Et j'en étais fier. Fier de pouvoir inscrire dans l'histoire de ma vie ces quelques pages que personne d'autre n'auraient pu vivre, voire comprendre. Mais cela, je ne l'ai pas dit non plus.

Après tout mes révélations, un silence s'est poursuivi pendant lequel la jeune femme en face semblait reprendre ses esprits. Elle s'était assise sur mon lit de fortune et regardait intensément le mur. Puis, elle reprit la parole:

-Elle était ma sœur.

-Ygarne?

-Je la connaissais plutôt sous le prénom de Alizé

Puis de nouveau un long silence pendant, nous reprenions tout les deux nos esprits. Ygarne vient de la même famille que d'elle... Tout deux ont la même éducation, les mêmes parents! Pourtant, une est devenue une haute personne se chargeant certainement de la protection du pays quant à l'autre.. elle voulait le détruire. Elle ne m'avait pas parlé de sa sœur, évidemment. Elle ne m'avait pas parlé de son ancienne vie, elle avait juste sa rencontre avec un homme qui avait changé son existence, un homme qui l'a vraisemblablement embobinée. Qui l'a fait sombré dans la folie. Comme moi. J'étais atterri bien bas. J'étais presque à terre, presque mort. De mon poing bien serré, je tapai violemment le sol, ce qui sembla réveilla de sa torpeur la sœur d'Ygarne. La fatalité. Je mourrais à cause d'elle. Non, je mourrais à cause de rien. Ma mort n'aura aucun sens. Je re-tapais violemment le sol dur de ma cellule. J'entendais le grincement des barreaux et levai la tête, elle était partie. Un troisième coup, pour évacuer toute ma colère et ma résignation. Puis, un rictus de douleur. Ma main était en sang. Un sang qui avait trop coulé ces temps-ci. Et qui n'allait pas cessé.



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