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 Rencontre boueuse [Pv Adrian]

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Calliope
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MessageSujet: Rencontre boueuse [Pv Adrian]   Mer 12 Oct - 18:22


Il parait que la boue est très efficace pour éviter de se faire piquer par les moustiques. Non, - il ne parait pas - c'est vrai. Enfin, je suppose. Bref. C'est pour cette raison que j'avais décidé de plonger mon corps dans un bon bain de boue et d'argile naturelles riches en minéraux naturels eux aussi, naturellement. Tout ici nous vient de la nature. En même temps, nous ne pouvons faire autrement, mais cela est très bien ainsi, je pense que je n'aurai pas aimer vivre "avant", à l'époque où l'on se préoccupait si peu de son environnement. Tout ici est frais, vrai, sans autre possibilité que d'être naturel, aucun artifice ne peut exister. Pour certain, c'est un inconvénient mais moi je pense que les choses sont très bien comme elles sont, la sélection naturelle et l'évolution fonctionnent à merveilles dans ce monde vert , marron, bleu, rouge, jaune... On raconte qu'avant tout était gris et noir.

Mais revenons au présent, car s'obscurcir l'esprit par des pensées passées est inutile, et se soucier du futur ne sert à rien lorsqu'on ne peut lutter contre. Le présent mérite bien son nom, c'est un cadeau de savoir et de certitudes. Je me tiens assise sur une roche humide et lisse, polie par le temps, par la pluie et par le vent, une roche millénaire et surement aussi vieille que le volcan qui me surplombe. Le Nakomi... quel joli et insouciant nom lorsque l'on sait que la vieille montagne est un dangereux volcan qui, lorsqu'on le froisse, crache de temps en temps de la fumée noire, et déverse plus rarement de petites coulées de lave brûlantes. J'étais donc sur mon rocher, observant avec intérêt et légèrement de répugnance le lac de boue chaude au-dessus duquel je me tenais et dans lequel je m'apprêtais à me baigner. La surface était épaisse, crevée de grosse bulles qui explosaient en un milliers de gouttelettes avec de gros "Blop, blop, bloup, pop!".


- Courage, ce n'est pas si terrible, ce n'était pas terrible du tout, pense que cette boue doit être onctueuse, comme de la crème de papaye, et chaude, il fait tout le temps chaud, ici, et puis tu ne vas plus te faire dévorer les jambes par ces fichue insectes, et puis je vais avoir la peau douce comme celle d'un petit enfant, me motivais-je à voix basse.

Je restais encore quelques instants sans bouger, me demandant intérieurement si j'avais fait le bon choix en venant ici. Quelle pauvre et lente idiote je fesais! Je n'était venu ici que pour cela, m'imaginant déjà dans la boue chaude, douce et hydratante, puis dans l'une des sources froides, pour me laver ensuite... Mmmh, j'en soupirais d'aise. Mais quelle pauvre idiote je faisais! Parfois j'étais plus courageuse qu'un lion, parfois je n'avais guère plus de courage qu'un poltron doublé d'un lâche. Hummmh... soupir résigné, cette fois. Ce que j'étais bête, quand j'essayais de réfléchir. Donc je ne réfléchis plus, et repliais ma jambe gauche sous ma fesse, prenant appui de la main gauche pour me relever.

A ce moment un bruit me parvint, provenant de derrière moi.

Quoi?! Qu'est-ce que ? Un animal? Petit ou grand? Gentil ou méchant? Agressif ou doux? Mammifère? Reptile?
Tant de questions. Trop peu de réponses. J'essaie de me relever et de me retourner rapidement - trop rapidement.
Je glissai de mon perchoir et tombai en arrière dans la boue, toute habillée, dans un effrayant " sflotch" de fin du monde.

Ma première impression fut que j'étais étendue sur le ventre au soleil, en train de me faire bronzer (ou plutôt cramer) le dos, avant d'intégrer le fait que c'était la boue chaude qui me faisait cet effet.

Puis ma tête, mon bassin, mes épaules, mes bras, mes jambes; mon corps tout entier commença à s'enfoncer lentement dans la boue, très lentement (en réalité c'était plutôt rapide) , mais au lieu de ces cauchemars où l'on s'enfonce dans une eau glaciale, figée, et noire, je m'enfonçais dans une boue chaude, moirée, aux teintes brunes, beiges et ocres et mouvante.
J'essayais de me débattre, en vain. Je tentais de m'accrocher à quelque chose, rien ne passa sous mes mains qui brassèrent le vide désespérément. Je tentais de toucher le fond - si fond il y avait - avec mes pieds, rien.
Une sensation effroyable.
Épouvantable.
Insupportable pour n'importe qui d'autre: sentir son corps s'enfoncer dans une douce chaleur, dans une masse l'étouffant sans pouvoir bouger et bientôt se noyer dans une effarante douceur. Mais je ne suis pas n'importe qui. Car vous savez que je suis lente du ciboulot (à moins que je ne sois juste dérangée mentalement?), et que la panique n'a pas tendance à faire partie de mes attributions cérébrales.
Donc, no panic. Cool.

J'ai de la boue jusqu'au cou, je continue de m'enfoncer lentement ( mais en vrai, je vous jure que c'est plutôt rapide!). Soudainement, tout s'arrête. Je touche le fond! Dieu soit loué. Ou Bouda. Ou Quetzal enfin bref, la divinité qui régis notre Terre. J'ai touché le fond, je suis debout dans la boue. Déplacement normal lorsqu'on se trouve dans une position bipède: marcher. Je marchai donc (très difficilement, je l'avoue) jusqu'au bord du petit lac, m'aidant de mes mains dans une espèce de brasse verticale. Je finis à quatre pattes, puis allongée sur le ventre sur la berge, les jambes encore dans la boue, pour reprendre mon souffle. *Penser à écrire un livre de ma vie dans lequel je mettrais tous mes actes héroïques*.

J'étais ainsi allongée, tel un lamantin obèse, les yeux fermés et le souffle court. Tentant de respirer profondément par le nez, j'essayai désespérément de bouger le moins possible- je ne savais toujours pas ce qui avait produit le bruit qui m'avait fait tomber. Si je ne pouvais pas vraiment contrôler ma cage thoracique, je m'efforçais cependant de ne pas faire de mouvement et -surtout- pas de mouvement brusque. Je patienta ainsi quelques minutes, puis m'autorisa un coup d’œil. Ma tentative échoua; car le soleil m'éblouissait dès que j'entrouvrais les paupières. Jouant le tout pour le tout (ce n'était peut-être rien, et quelque chose de réellement dangereux m'aurait déjà surement attaqué ou quoi que se soit d'autre), je me redressa sur un coude et regarda autour de moi. Rien. Rien qui ne fut anormal, en tout cas. Je poussa un profond soupir et me rallongea sur le dos. Au même moment, je senti une présence derrière moi, et un monumental éclat de rire me fit sursauter, et j'eus tellement peur que je sautais littéralement sur mes pieds, dans une attitude défensive.



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