Quelque Chose

Qu'est ce que vous voulez que je vous dise? De la délirance? De la barbarie? De l'inhumanité? Et bien, c'est dit.
 
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 Complainte d'une Majalis...

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Elizabeth Lovett



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MessageSujet: Complainte d'une Majalis...   Ven 12 Aoû - 12:31

Des pas douteux dans les feuilles humides...un battement d'aile, rapide... un sursaut, puis des bruissements...
Je n'y fais pas attention...Mon cœur ne cesse de battre, il frappe et frappe, à grands coups dans ma poitrine...Pourtant je suis apaisée, pfff...indéfiniment j'attends une bourrasque, une tempête qui m'éloignera loin d'ici... Ou bien qu'une pie m'apparaisse en rêve, je pourrais enfin retrouver le sourire et attendre un lion, un serpent, un loup, ou ces fruits rougeâtre tentant dont les senteurs envahissent les bronches et éteignent les sens...Si mon existence se réduit à des querelles stupides, à un fleuve glacé, et à un père acariâtre...Je préfère encore ne pas m'agenouiller devant un vulgaire oiseau chanteur, et me faire traiter de fruit du diable par quelqu'un d'autre que celui qui regrette de m'avoir mis au monde...
Si seulement il restait maman...
Je rêve désormais de plonger dans le fleuve gelé, pour patiemment accueillir la mort....
_Elizabeth!!! Elizabeth, stupide jeune fille! Rentre immédiatement. Où es-tu encore, Père attends toujours, le repas à de nouveau disparu, et si tu ne veux pas le devenir, dépêche-toi de venir faire le feu!!!...
Mon imbécile de frère, du haut de ses 14 ans il me parle comme à une bâtarde!!! Après tout il n'a pas tout à fait tort, j'ai bien hâte que le gibier ait totalement disparu, on ne m'en voudra pas de le faire cuire!!!...
Hélas je ne me suis pas aventurée bien loin dans la forêt vierge, encore quelques pas et je serais au village, devant ces gens qui me jètent des pierres, sauf cette jeune fille, au nom étrange, ah, je n'sais plus...
Je n'en peux plus de cette brulure d'hier soir, mon sang n'a pas arrêté de couler depuis ce moment, la blessure est infectée, peut-être devrais-je aller à la cabane des soins...Mais qu'est-ce que je raconte, suis-je stupide? Aller là-bas afin qu'on me coupe le doigt!!!...
Majalis!...hum...
traitre à son sang...
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Calliope
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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Lun 29 Aoû - 9:49

Calliope souriait. Elle était trempée, gelée, glacée, les branches qu'elle ne faisait plus l'effort d'éviter la fouettait, des feuilles mortes et sales lui collaient partout sur le corps et dans les cheveux, elle s'était éraflé le genou droit et avançait plus lentement, une de ses mains portaient d'étranges marques semblables à de petites morsure faites par de petite dents pointues et qui lui faisait mal en élançant des ondes de douleur qui remontaient jusqu'à son épaule mais ce n'était rien. Elle souriait. Elle rayonnait d'un immense bonheur et d'une joie infinie et pourtant... il fallait rester lucide.

Les deux gros piranhas qu'elle avait réussit à pêcher n'allaient pas la faire survivre pendant des années! Peut-être quelques jours, mais pas vraiment plus. Cela ne représentait rien, alors pourquoi tant de bonheur? Peut-être parce cette prise représentait finalement beaucoup de choses, ces derniers temps où la forêt se vidait...

La jeune femme chassa ces sombres pensées d'un mouvement de tête: il ne servait à rien de se plaindre, tant qu'elle aurait à manger, elle vivrai, et si il venait à ne plus y avoir de mammifères à manger, elle mangeraient des insectes, au pire elle ne se nourrirait plus que de végétaux... La situation n'était pas
si catastrophique, finalement.

En entendant les discrets mais premiers bruits du village, elle voulut accélérer mais son genou ainsi que sa main blessée se rappelèrent à elle.
* Ah oui, mince, il faut soigner ça avant que ça ne s'infecte, si je ne veux pas attraper la gangrène!* Mais elle n'avait pas très envie de devoir aller voir le couple soigneur, d'autant plus qu'elle connaissait les plantes qui désinfecte et cicatrisent.


Elle se mit donc en quête de cette petite plante au feuilles fines et dont les fleurs faisaient comme de petits roseaux aux jolies teintes violacée et qui était fort rare mais elle prendrait bien tout son temps pour la chercher car on lui attribuait de grandes vertus désinfectantes, coagulante, anti-inflammatoire et elle diminuerait la douleur. Et celons les anciens, son nectar permettrais de vivre plus de mille ans mais elle n'en avait gère envie, d'autant plus qu'elle doutait beaucoup que ce fut vrai.

Elle se mit à baisser les yeux, regardant partout avec une attention et une présence telles qu'elle se fut peur elle-même. Elle écartait des plantes, regardait dans toutes les direction en continuant d'avancer lentement tout en cherchant une plante qu'elle cherchait depuis maintenant plus d'une demi-heure et qu'elle ne trouvait pas, et du pu qui commençait à suinter de ses morsures!

Calliope commençait à désespérer de trouver un plant lorsqu'une odeur, si ténue qu'elle cru un instant avoir rêvé, à la fois chaude et fraîche, lui redonna courage. C'était l'odeur de l'écorce d'une espèce de grand palmier fin, sous lequel elle savait que la plante qu'elle recherchait se plairait bien. En faisant infiniment attention de ne pas perdre l'odeur tout en se concentrant pour ne pas sentir les piranha qu'elle tenait toujours à la main, elle se dirigea lentement vers la fin de sa douleur quand un appel déchira le silence relatif de la forêt, lui faisant à la fois tourner la tête et perdre la trace de son salut. *Mince, tout ces efforts pour rien!* Tant pis, elle devrait se résigner à aller se faire soigner comme un enfant alors qu'elle aurait voulu le faire elle-même, même si elle savait pertinemment que le couple de soigneurs possédait des plantes et des savoirs qui lui permettrait d'oublier ses désagréables petites souffrances au bout de quelques jours seulement.

-Elizabeth, stupide jeune fille! Rentre immédiatement. Où es-tu encore, Père attends toujours, le repas à de nouveau disparu, et si tu ne veux pas le devenir, dépêche-toi de venir faire le feu!!!...
Repris la voix qui avait lancé un premier appel. C'était vraiment n'importe quoi. Ce jeune homme (car c'était la voix d'un jeune homme, presque encore un enfant) devait appeler quelqu'un à sa place pour allumer un bête feu? ne lui avait-ont donc pas appris à le faire tout seul comme un grand? Et comment osait-il traîter de stupide une jeune fille dont il avait besoin? Et comment peut-il la menacer de devenir le repas? Elle eut la nausée rien qu'a cette pensée car le ton employé par le garçon n'était pas de la plaisanterie ni de l'ironie, mais un ton brutal et dur, comme on l’emploierais pour parler à un esclave.



* Un esclave...* Une vague de colère monta en elle contre ce jeune homme si arrogant, il ne méritait surement pas sa place au sein des Majalis, où tout était harmonie et paix avec la nature, du moins le pensait-elle jusqu'à maintenant... Puis elle réalisa quelque chose. Le temps que l'information remonte à son cerveau quelque peu lent, un passage de la réplique revint à son esprit: "le repas à de nouveau disparu". Elle réfléchit quelques instant avant de comprendre. Ces gens n'avaient rien à manger. Elle regarda sa prise de pêche. Elle avaient beaucoup à manger pour elle toute seule. La jeune fille prénommée Elizabeth avait reçu des menaces du fait qu'il n'y avait rien à manger. Le caractère naturellement généreux et compassionnel de la jeune femme se chargea d'achever de lui souffler l'idée qu'elle essayait de saisir. Elle allait donner un de ses gros piranha à la jeune fille pour qu'elle puisse manger, et pourquoi pas les deux, tant qu'a faire, elle se débrouillerais bien toute seule. *Ce soir, nous allons expérimenter les grosses larves en brochettes avec accompagnement de jus de goyave.* Elle poussa un petit rire satisfait et marcha vers le village.


Arrivée au bord du village -en fait elle était presque sous la première maison- Calliope commença à rechercher la jeune fille. L'exercice ne devait pas être très difficile car il lui semblait qu'on appelait d'en bas, Elizabeth devait donc être au sol et non perchée sur un arbre. Elle fit le tour du village, mais ne trouva personne hormis les gens dans leurs maisons ou qui discutaient sur la plate-forme. Elle s'enfonça alors un peu plus dans la forêt et refit le tour du village en priant pour trouver la jeune fille. Elle ne savaient plus quel dieu prier quand un mouvement sur sa droite attira son attention. Elle se figea et tourna la tête. Elle était là. Devant elle. Mais elle lui tournait le dos et ne l'avait sans doute pas vue no entendue puisqu'au fil des années elle avait appris à se déplacer avec la discrétion d'un félin en chasse.
Mais comment être sûre que c'était bien la fille qu'elle cherchait? Il n'y avait pas trente-six milles moyen.


-Elizabeth ? Appela-t-elle doucement.




Dernière édition par Calliope le Sam 17 Déc - 13:14, édité 1 fois
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Elizabeth Lovett



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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Lun 29 Aoû - 11:26

_Elizabeth?...
Je sursaute silencieusement.
Cette voix ne m'est pas inconnue...
Dois-je me retourner...
A vrai dire c'est un timbre doux, calme, positif, ou l'on devine un sourire.
Je tourne légèrement la tête pour l'apercevoir.
Oui c'est elle, cette jeune fille qui me sourit quand je marche, sans me connaître.
Avec ce nom étrange et mélodieux, qui m'échappe encore.
Elle me regarde d'un air innocent, naïf aussi, mais généreux. J'ai honte de me montrer face à elle, les mains couvertes de sang et les joues de larmes. Ma robe est sale, mes cheveux atrocement couvert d'épines et de feuilles mortes.
Mais elle est également vêtue de façon débraillée, les bras chargé du butin qu'elle rapporte sans doute.
J'aimerais sourire, par politesse, ou par humilité. Mais je n'y arrive plus beaucoup, si ce n'est par moquerie ou désespoir...
Je fronce les sourcils et baisse la tête.
Couronnée de ce faciès révélateur, je pense inutile de prononcer une phrase de réponse.
Au loin mon idiot de frère me rappelle.
J'adresse un regard à la jeune fille, signifiant clairement:

" T'as vue, le devoir m'appelle, je suis derechef une chienne..."
Je marche, lourde, pour m'éloigner d'elle, si gentille, elle en a bien l'air en tout cas, mais je sens des pas dans mon dos, et m'arrête.
Le dos tourné, ma respiration accélère...Mon pouls me brûle, mes os ébranlé se brisent sous mes poumons endoloris.
Essoufflée je chuchote craintive...

_....dieu est le feu qui nous brûle les doigts?...

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Calliope
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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Lun 29 Aoû - 19:58

La jeune fille a un petit sursaut en entendant son nom. Elle tourne légèrement la tête, et Calliope peut apercevoir un œil noir triste et coléreux, ou brille une nuance violette... Puis Elizabeth se tourne complètement vers elle, dévoilant une robe sale, des cheveux décoiffés, mais ce n'est rien car elle-même ne vaut pas mieux en ce moment, non, se sont plutôt ses mains qui attirent son attention. Le sang coule, la chair est...roussie? * Elle s'est brulée* En déduisit Calliope.

La jeune femme eut soudain pitié; on demandait à une jeune fille de préparer un feu alors qu'elle a les mains brulées... Calliope se souvenait de la première fois où elle avait fait un feu, elle s'était légèrement brulé le dos de son index, et elle gardait en souvenir la douleur qui l'avait assailli toute la nuit... Qu'est-ce que cela devait être pour Elizabeth?


- Excuse-moi, je m'appelle Calliope, dit-elle en réalisant qu'elle ne s'était pas présentée, tu es bien Elizabeth, n'est-ce-pas? J'ai entendue une jeune homme t'appeler...

La jeune fille fronça les sourcils et baissa la tête. A ce moment un appel reprit, toujours crié par la même personne.
Elizabeth leva les yeux vers la jeune femme et lui adressa un regard qui n'avait besoin d'aucune traduction verbale... Calliope sentit alors toute sa détresse ainsi que sa haine envers le garçon qui l'appelais, et son cœur se serra. Pourquoi devait-elle endurer tout ça? La jeune femme regretta à cet instant de ne pas connaître la jeune fille, de ne pas pouvoir la prendre dans ses bras pour la consoler, ni de pouvoir lui chuchoter des paroles réconfortantes dans l'oreille, comme elle aurait parfois aimé que sa mère absente le fasse.

Mais Elizabeth s'éloigne, s'en va, part vers la voix détestée. Calliope ne veut pas que cela se finisse ainsi, si bêtement! Elle fait quelques pas pour la rattraper, la retenir, par la force si nécessaire mais elle n'en eut pas besoin car la jeune fille se retourna, et d'une voix rauque, essoufflée, et étrangement pleine de gravité lui demande:


-....dieu est le feu qui nous brûle les doigts?...

Calliope ne réfléchit pas à ses paroles, les laissant couler de sa bouche, sans pouvoir les retenir ni les contrôler, et avec touts les sentiments qu'elle ressentait alors, déclara:

- Bien sûr que non! Dieu n'existe que dans la tête des gens, quelque chose d’immatériel ne peux pas faire souffrir physiquement! Le seul feu qui nous brûle les doigts, ce sont nos mauvais choix, notre inattention face à cet être rouge pourtant si dangereux... Ce qui te brûle les doigts en ce moment, c'est -si tu permet- ta soumission à quelqu'un que tu n'aime pas, mais avant tout cette blessure qu'il faut soigner au plus vite! Moi, ce qui me brûle les doigts, ce sont les morsures que j'ai reçu pour manger, pour vivre, une brûlure au goût de victoire!

Finit-elle sur un ton glorieux en brandissant ses prises de pêche. Puis, plus bas, presque sur le ton de la confidence:

-D'ailleurs, j'ai quelque chose pour toi qui pourrait t'être très utile, si tu le veux bien... Mais d'abord, permet moi d'examiner ces vilaines blessures qui te font si mal... Je connais une plante qui pourra te soulager, j'allais justement en prendre pour moi-même.

Elle finit sur un clin d’œil malicieux, espérant encourager la jeune fille de bien vouloir lui faire confiance.


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Elizabeth Lovett



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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Mar 30 Aoû - 14:44

_Je connais une plante qui pourra te soulager, j'allais justement la prendre pour moi...
Cette phrase me resta au travers de l'oreille. La jeune fille venait en une minute de me démontrer une immense leçon sur la vie, et s'était montrée d'une générosité impensable...
Elle m'avait tendu sa nourriture, son soutien, m’avait sourie, et réconfortée.
Bien étrange personne!!!...
Néanmoins, sans impolitesse, je m'approche d'elle. Elle dégage une odeur de chêne frais et de fleurs.
Elle me tend la main.
Que répondre à une telle philosophie???...

_ ...eh bien...Que les Dieux prennent partie de tes paroles aussi belle soient-elles...
Je lui tend la mienne, et parvient tout de même à lui sourire, bien que j’eus oubliée son prénom sa famille et les manœuvres de politesse vis à vis de celle qui vous offre de la bonté sans superflu.
_ ...et qu'il te bénissent, malgré leur pudeur à récompenser ce qui le méritent...
Et voilà que réapparait ce sourire radieux.
Malgré cette colère qui me ronge, je ressens pour l'instant une certaine piqure étincelante, dégoulinant dans mes veines, serait-ce de la reconnaissance???...
On dirait qu'elle prend le temps d'observer, d'écouter chaque bruissements, soulageant ou le contraire, qui s’immisce en elle.
Pauvre fille...
Tu es naïve, et ressens-tu la peur...
Qui éclate, telle un feu...
Tu préfères te confier aux dieux, aux vents, attends leur bannissements, avec foi.
Merci...

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Calliope
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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Mar 30 Aoû - 15:24

Elizabeth avait l'air un peu choquée.*Si ça se trouve, elle l'est vraiment*, songea Calliope pour qui tout cela était bien normal.
La jeune fille ne dit rien pendant un moment puis finit par s’avancer vers Calliope qui comprit qu'elle voulait bien de son aide, et déclara:


- ...eh bien...Que les Dieux prennent partie de tes paroles aussi belles soient-elles...

Elizabeth se rapprocha encore et accepta la main que Calliope lui tendait.

-...et qu'il te bénissent, malgré leur pudeur à récompenser ceux qui le méritent...

Oh. Calliope était impressionnée par ces paroles. En effet, c'était la première fois qu'on lui souhaita d'être bénite des dieux et qu'en plus ceux-ci lui accorde des faveurs. Elle-même n'étant pas vraiment hyper croyante en des forces occultes, les dires de la jeune fille l'embarrassaient un peu. C'est gênée qu'elle la remercia maladroitement avant de détourner la conversation.

-Et si tu me montrait tes mains? demanda-t-elle gentiment, tu sais, si ce n'est trop grave je peux soigner ça...

La jeune femme invita Elizabeth à s'asseoir sur un tronc puis prit ses mains dans les siennes avec délicatesse, comme si elle craignait de les casser au moindre faux geste. Et elle ne devait pas être très loin de la réalité. Calliope resta interdite devant ce qu'elle voyait. En effet, les mains roussies de la jeunes filles saignaient abondement, et le sang ne semblait pas être disposé à coaguler prestement. Mais plus que roussie, la peau d'Elizabeth était fripée, et rouge vif par endroits. Calliope imagina avec horreur les cicatrices que pourraient laissées de telles blessures si elles étaient mal soignées...

Et en l’occurrence, si Calliope avaient d'assez bonnes bases en médecine, elle n'était pas non plus une experte et elle doutait fort de pouvoir soulager les souffrances de la jeune fille. Mais elle ne voulait pas non plus peiner Elizabeth. Elle n'avait là plus que deux solutions: 1) Emmener Elizabeth se faire soigner mais alors elle perdrait beaucoup d'estime de la jeune fille. 2) tenter de soigner ces blessures et en cas d'échec -ce qui lui ferait définitivement perdre la confiance d'Elizabeth- emmener la jeune fille se faire soigner. En revanche, si elle réussissait à la soigner, elle se rapprocherait sans doute beaucoup d'elle, ce qui la rendrait vraiment très heureuse!

Bon. Il fallait se décider. Mais il n'était pas dans la nature de Calliope de décider à la place des gens, et elle tenait à informer la jeune fille de ses options. Mais si elle choisissait de se faire soigner par la jeune femme, et que cette dernière n'y arrivais pas, tout serait fichu. Les espoirs que la jeune fille aurait alors placé en elle s'envoleraient, et elle tomberait de haut. Le cœur de Calliope se serra. Elle ne voulait risquer de perdre l'estime d'Elizabeth, elle le regretterait éternellement, tout comme elle ne voulait pas la blesser -intérieurement, s'entend, mais aussi physiquement, bien sûr. Alors, elle inspira profondément, prit son courage à deux mains, et se lança:

- Tes blessures sont graves. Je ne peux pas te dire que je sais ce que tu ressens car je ne le sais pas, annonça-t-elle gravement, mais j'imagine bien que tu souffres beaucoup. Je suis désolée de devoir te dire ça mais je ne suis sûrement pas en mesure de te guérir. Il faudrait aller se faire soigner chez plus compétent que moi. Ou bien, elle baissa encore le ton de sa voix, je peux tenter de te soigner mais je ne garantis absolument rien, je te préviens que mes chances de réussites sont en dessous de 15%.

Elle avait finit avec une pointe de pessimisme dans la voix, du moins l'espérait-elle, pour décourager Elizabeth de choisir cette folle option. Calliope considéra les mains de la jeune fille d'un œil triste puis fronça les sourcils et releva la tête pour planter ses yeux dans ceux de la jeune Majalis.

- Comment t'es-tu fait ça?







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Elizabeth Lovett



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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Jeu 1 Sep - 10:46

_eh si tu me montrais tes mains???...

Elle m'a proposée gentiment de m'asseoir sur un vieux tronc dont l'écorce, grignotée par l'âge et dévoré par les insectes, se briserait sous mon poids si j'avais pu déjeuner ce matin...Tandis qu'elle observe attentivement mes plaies, je peux à mon tour regarder son visage de plus près.C'est une très belle jeune femme. Plus âgée que moi sans nul doute. Ses yeux sont d'un brun vif, élégant, aux reflets émeraude, ils pétillent et sont charmants. Gracieusement couronnés de sourcils fins ils révèlent un teint pâle, et de jolies pommettes rondes, et roses.
Un tout petit nez de forme étrange. Et un sourire des plus réconfortant, dont la bouche couleur framboise ferait rougir un albatros...Elle touche délicatement mes mains. Dans son regard, je ressens une certaine tension...


A dire vrai mes mains ensanglantées ne sont pas vraiment belles à voir...Sous la douleur elles pellent de plus belles et mes brûlure cuisent sans prendre la peine de cicatriser correctement. Une couleur roussie sur mes poignets, sur lequel je sens encore la corde qui serrait sans égard mes membres...La jeune fille est inquiète, nul besoin de mon instinct pour le deviner...Elle caresse mes doigts tentant d'arrêter le sang. Bonne chance à elle...Les larmes lui seraient montée aux yeux si j'eus été sa sœur...


_ Tes blessures sont graves. Je ne peux pas te dire que je sais ce que tu ressens car je ne le sais pas...
( tente-elle de me dire sans trembler d'effroi)mais j'imagine bien que tu souffres beaucoup. Je suis désolée de devoir te dire ça mais je ne suis sûrement pas en mesure de te guérir. Il faudrait aller se faire soigner chez plus compétent que moi. Ou bien,(elle s'arrête un instant, j'aurais rit si l'eus connut depuis plus de quelques minutes)je peux tenter de te soigner mais je ne garantis absolument rien, je te préviens que mes chances de réussites sont en dessous de 15%.

Ce fut moins chaleureuse qu'elle prononça ce dernier mot. Pour ma part, je pense ne pas me voiler l'esprit encore une minute. Mes plaies sont infectées, la folie me guette, ma famille me hait, et le seul réconfort dont je dispose est cette jeune fille trop généreuse qui tente de sauver une jeune imbécile sur le point de mourir...Que ces Dieux vaniteux cessent de se prélasser dans leurs temples...Qui dois-je tuer pour avoir ma liberté.......moi-même...

Calliope essaye de me sourire, de se montrer compréhensive envers moi...


_ Comment t'es-tu fait ça?


...hum...dois-je vraiment lui dire...


_ C'était hier soir lorsque notre seul repas de cette semaine maudite venait de disparaitre... C'est moi qui avait été chargée de le surveiller, ainsi que le feu...J'ignore ce qui est arrivé...Mais je sais que ma punition fut bien orchestrée...
Père apprenant la nouvelle alla quérir Eustache, mon unique frère...
Et lorsque celui-ci me trouva à la maison, d'un simple coup de pied il me jeta à terre...
Pour me réprimander, il se servit d'une branche qu'il enflamma par la suite...
Immobilisée à terre, je sentais le feu qui s'enfonçait dans ma chair...Je hurlais à la mort...
Et mon père rentra s'occuper de mes brûlures, enfin, c'est ce que je crus...
muni d'une pierre qu'il avait soigneusement taillée, il racla avec cruauté ma peau morte...
puis ils me laissèrent, les mains en sang, étendue sur la paille...Inanimée...
Je puis te dire que depuis
( je pleure de nouveau) si il y a une seule solution qui mérite que je l'accueille, elle serait d'accueillir a mort vaillamment pour... pour...pardon...


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Calliope
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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Ven 2 Sep - 9:02

Elizabeth sembla soudain méfiante et hésitante, puis se décida à raconter à Calliope ce qui lui était arrivé.

- C'était hier soir lorsque notre seul repas de cette semaine maudite venait de disparaitre... C'est moi qui avait été chargée de le surveiller, ainsi que le feu...J'ignore ce qui est arrivé...Mais je sais que ma punition fut bien orchestrée...
Père apprenant la nouvelle alla quérir Eustache, mon unique frère...
Et lorsque celui-ci me trouva à la maison, d'un simple coup de pied il me jeta à terre...
Pour me réprimander, il se servit d'une branche qu'il enflamma par la suite...
Immobilisée à terre, je sentais le feu qui s'enfonçait dans ma chair...Je hurlais à la mort...
Et mon père rentra s'occuper de mes brûlures, enfin, c'est ce que je crus...
Muni d'une pierre qu'il avait soigneusement taillée, il racla avec cruauté ma peau morte...
Puis ils me laissèrent, les mains en sang, étendue sur la paille...Inanimée...
Je puis te dire que depuis, si il y a une seule solution qui mérite que je l'accueille, elle serait d'accueillir a mort vaillamment pour... pour...pardon...


La jeune fille s'était mise à pleurer durant son récit, et ses larmes redoublèrent à cet instant. Calliope se demanda comment cela se faisait que son cœur n'eut pas encore éclaté tant il s'était serré devant tant de détresse, de cruauté, de douleur... Elle-même dut faire un effort colossal pour ne pas pleurer avec la jeune fille.

Elle ne savait pas quoi lui dire alors elle dit la première chose qui lui passa par la tête comme elle le faisait souvent, un peu trop à son goût:


- Non, ne t'excuse pas, tu n'a rien à te faire pardonner, ce sont plutôt eux qui... Chhhut, viens là...

Elle prit la jeune fille dans ses bras pour la consoler et en profita pour regarder plus attentivement ses mains: c'est vrai que maintenant qu'elle savait, elle remarquait beaucoup mieux les marques qui lui avait sembler étranges: la peau avait bien été raclée. Imaginant l'affreuse sensation, elle frissonna. Et en plus, Elizabeth était brulée! Mais quel genre de gens -ou de monstres- pouvaient bien être son père et son frère?

Elle ne le savait pas et ne désirait pas vraiment savoir. Elle éprouvait en ce moment beaucoup de compassion envers la jeune fille, elle qui avait été élevée dans le calme, l'harmonie et la générosité d'une femme bienveillante et positive! Elle voulait elle aussi dégager des ondes de bienfaisance, apaiser les âmes et apporter le sourire. Elle ne réalisait que maintenant que le défi était de taille. Bien plus imposant que ce qu'elle avait put imaginer. Elle réfléchit quelques secondes sur l'attitude à adopter: se lamenter sur le sort de la jeune fille ne servirait à rien qu'a augmenter sa peine, un optimisme exagéré lui ferait penser qu'elle était insensible. Que faire? Trouver le point d'équilibre.

Calliope recula de quelques pas et regarda autour d'elle comme si c'était la première fois qu'elle voyait la forêt. En quelques mouvements souples, elle atteignit la première branche d'un gros arbres d'où pendait des lianes. Arriver là, elle fit un petit signe de la main à Elizabeth "Coucou!" et entreprit d'escalader l'arbre jusqu'à arriver en haut. Elle embrassa le magnifique paysage devant elle du regard: à sa gauche, le Volcan Nakomi d'où descendait le fleuve. A sa droite il y avait son village mais elle ne vit rien tant il était bien caché par la végétation. C'était vraiment époustouflant, un océan de vert s'étendait jusqu'à l'horizon et à l'horizon, devant elle, elle percevait les frontières du désert. Un souffle chaud l'enveloppa mais elle ne prêtait pas attention à tout ce qu'elle voyait: elle cherchait un palmier. Ou du moins le haut d'un palmier. Elle scruta les environs dans un rayon de 20 mètres car il ne pouvait pas être très loin. Elle fit un tour sur elle-même et son visage s'illumina.

Elle redescendit rapidement de l'arbre, s'amusant à utiliser les lianes pour rejoindre la terre. Touchant le sol, elle redevint sérieuse mais ne put s'empêcher de retenir un sourire et avait beaucoup de mal à contenir sa joie. Elle se planta devant Elizabeth et déclara:

- Tu me fais confiance? Alors suit moi.

Puis elle s'enfonça dans la forêt en marchant souplement, son genou oublié.

Elle se dirigeait vers leur salut.


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Elizabeth Lovett



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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Sam 3 Sep - 11:46

_ Non, ne t'excuse pas, tu n'a rien à te faire pardonner, ce sont plutôt eux qui... Chhhut, viens là...


Elle me prend dans ses bras, tentant me consoler, et se consoler car tout cela l'a boulversée...Elle a les mains mouillées, et sales, mais je ressens une odeur de chêne frais dans sa chevelure...
Me prenant les mains délicatement, elle me sourit...
A cet instant, je crois que je deviens belle et bien folle.
La voilà élançée, prisonnière d'une détermination inébranlable, souriante, heureuse, pleine de courage, à la rencontre dune folie complètement......eh bien, eh bien folle oui...
Remontant ses manches énergiquement, elle s'accroche à une liane, tel un animal, la voilà partit à escalader cet arbre immense...Fière de ce qu'elle entrprend, mais pas du moins effrayée, elle grimpe et grimpe en toute tranquilité, s'adonnant à me faire signe de temps à autre ou à rire devant un couple d'insectes égarés, à humer gaiement les feuilles qui lui passent sous le nez......Je suis époustouflée...Pourtant dégoulinante de sueur, arrivée à 1 mètres de son objectif, elle s'élançe, et remonte son genou....je ne regarde pas, je ne VEUX pas voir ça....allez, un tout petit peu...............oh, non, ça y est, je suis morte...
Emplie de majesté, elle se tient de pied ferme, tout en haut de l'arbre, cherchant quelque chose, je ne saurais dire quoi...Je la vois à peine tellement elle me semble éloignée...J'eus aimé être à sa plaçe, je n'ai jamais vraiment admirée ce qui m'entourait, cela ne m'ab jamis traversée l'idée que le monde serait moins fade au dela du fleuve et de la forêt...

Je pense bien qu'elle vient de trouver ce qu'elle cherchait...

Voilà qu'elle descend maintenant, elle ne tient pas en plaçe, mais je ne saurais jamais comment lui dire merci, tout à l'heure, losque je contais mon réçit, elle dégeait une certaine ampathie à ma douleur...
NON, non, je ne regarde, mais qu'est ce que, que fait e..., oh, de liane en liane c'est pas vrai...
Mais quelle bonne fée a osé se pencher sur mon berceau en disant, " cette petite fille aura le vertige" enfin, berceau, quel berceau, c'est déjà un miracle que je sois en vie...

Elle est là, existée, mais ça ne me plaît pas trop, que fait-elle...

_Tu me fais confiance? Alors suit-moi...
Confiance, cela est vrai, mais, qu'a-t-elle en tête???...

_ ...euh, d'accord.......

Cette phrase stupide et mensongère me vaudra peut-être une amitiée grandissante, ou une erreur médicale!!!!!...
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Calliope
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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Ven 11 Nov - 16:48

- Euh... d'accord...

Calliope s'était déjà éloignée de quelques mètres mais elle entendit distinctement les mots de la jeune fille, et son sourire s'élargit. Elle savait où elle allait, et elle sentait la jeune fille dans son dos qui la suivait.
Elle se baissa, passa sous une branche basse, enjamba une grosse plante, contourna un arbre, continua à avancer droit devant elle. Elle aurait pu marcher sur un chemin tout tracé que cela n'aurait pas fait de différence pour elle. Elle savait où elle allait et ne doutait pas de son incroyable sens de l'orientation, qui lui avait déjà tant servi, lui avait déjà tant permis de ne pas se perdre dans la jungle immense, et oppressante, où l'on ne pouvait pas voir devant soi à plus de dix mètres.
Depuis l'arbre qu'elle avait escaladé, elle avait repéré un endroit plus dégagé ou poussait l'arbre au pied du quel elle pensait trouver une plante miracle. Pour peu qu'elle ne se soit pas trompée de palmier, qu'il y ait cette plante à cet endroit et que cette plante est bien les effets médicaux qu'elle était censée possédée, tout allait bien. Mais si il y avait ne serais-ce qu'une erreur, se serait une catastrophe. Calliope eut un sourire dur. Une catastrophe. Elle y allait un peu fort...
Un mouvement au-dessus d'elle lui fit lever les yeux et, dans un bruissement d'aile feutré, un oiseau s'envola. Elle n'eut que le temps de voir un éclair rouge et une trainée verte. *Quetzal*. Ainsi il était là? Bien. Bon signe. Elle se dit que rien de méchant ne pouvait arriver en présence de l'oiseau quasi mythique, et elle se sentit plus légère, bien qu'elle l'eut déjà beaucoup été. Elle pressa le pas, mais la végétation luxuriante de la forêt l'empêchait d'aller à la vitesse qu'elle aurait vraiment souhaiter. Tant pis, elles arriveraient bien quand même.

Soudain, Calliope fut saisie d'un terrible doute. Malgré elle, ses membres se raidirent et elle s'arrêta. Ne devraient elles pas déjà être arrivées? Le palmier n'était pas si loin que ça, elle le savait.... L'avaient-elles manquer? non, quand même pas...A moins que... Ou peut-être...
*STOP!*Il fallait réfléchir. Ou pas. Se laisser guider par son instinct qui lui disait de continuer, s'arrêter pour se torturer les méninges... Elle renversa la tête pour adresser une prière muette à des dieux incertains, leur promettant de les honorer si ils exauçaient ses prières...Il n'en fut rien, ses yeux en croisèrent d'autres, emplis de sagesse... Quetzal... Oiseau protecteur selon les Anciens. Elle n'avait rien à perdre. Sauf peut-être du temps mais cela, elle en avait plein.

-Où? demanda-t-elle.

Elle avait conscience de ne s'adresser qu'à un oiseau, et qu'il lui réponde découlerai du plus prodigieux des miracles... Se rappelant ce qui l'avait conduite ici, elle se tourna vers Elizabeth et lui adressa un pauvre sourire qu'elle voulait réconfortant, et reporta son attention sur l'oiseau. Peut être était il aussi intelligent que ses magnifiques yeux le criait?


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Elizabeth Lovett



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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Lun 14 Nov - 17:51

-Où?...

Où quoi???...A qui parle-t-elle...Elle me semble aussi folle que moi...Parle -t-elle à...cet oiseau...Oh...Je comprends...Elle n'a pas l'air de savoir s'y prendre. Mais qu'est ce qu'il m'a prit de venir jusqu'ici, suis-je folle??...Peut-être bien. En tout cas, je ne serais pas la seule...Tandis qu'elle tente de coopérer avec cette chose, je crois que je devrais trouver ce que je cherchais en arrivant...Hum...Voyons...Je regarde autour de moi, les plantes enlacées autour des arbres épais, les feuilles folles, les larges fleurs, qui, les pétales étalées face à votre visage innocent, se plaisent à le dévorer, tout comme ces insectes nauséabondes qui infectent et démangent...Je n'aime pas ce climat...J'aime la pluie, j'aime la fraîcheur...Certains soutiennent que cet endroit est radieux, avec ses plaines touffues, ses forêts vertes, des plantes rares, ses ciels lumineux...mais pour moi, cela semble plutôt un climat aride, tacheté de plaines sèches, aux forêts meurtrières, aux plantes vénéneuses, dont le ciel s'obscurcit à chaque instant...
J'ignore si mon pessimisme me vaudra un jour une révolte haut armée!!Mais en tout cas, j'attends toujours de découvrir la véritable beauté de ce lieu, si peu qu'elle existe. J'aurais rêvée d'un monde, pluvieux, dont les lacs cristallisés offriraient des bains enchantés. Aux arbres blancs. Aux repas chaleureux...A la solitude méritée...Aux créatures imaginaires dont j'ai tant rêvé...Bref, revenons-en aux choses sérieuses...euh...OUI!!...


_...excuse-moi...euh...Calliope???...c'est ça...Tu...tu cherches quelque chose en particulier, parce que...je ne suis pas vraiment...


J'ai toujours eu honte de la façon dont j'essayais de remercier les gens...Cela ne m'était jamais arrivée auparavant, alors, cela me trouble...
Là...L'oiseau chante. Si elle comprend un traître mot, je m'engage à l'appeler "Votre Magnificence" durant le temps qui lui conviendra...
Une image m'apparaît...J'imagine le Quetzal, moqueur, s'adresser à elle, et d'une voix rauque dire...


*...Calliope...Marche jusqu'au chêne de la Sorcière Borgne...Contourne les champignons vénéneux du chêne vert...Écoute les esprits de la forêt, puis suit leurs chants jusqu'à l'arbre des morts!!!...MouHhAAa...*

Mieux vaut que je garde mes idée personnelle pour moi-même...Mais??...Que fait-elle??...
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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Mer 7 Déc - 18:24

Calliope avait cessé de sourire à Elizabeth qui commençait à la regarder d'un drôle d'air pour reporter son attention sur le quetzal. Après quelques minutes de silence, de patience et d'immobilité absolus, elle se dit que cela était une perte de temps et qu'à chaque seconde la blessure d'Elizabeth pouvait dégénérer.

- Excuse-moi...euh...Calliope?...c'est ça...Tu...tu cherches quelque chose en particulier, parce que...je ne suis pas vraiment...

-Chut...,murmura Calliope dans un souffle, il... va... nous dire...
Au moment où elle finit ses mots, l'oiseau chatoyant se mit à chanter.
Sons purs et cristallins, les notes dégringolaient en cascades argentines. Résonance céleste aux intonations divines, la mélodie vibra à ses oreilles, puis s'éteint doucement, chassée par un vent chaud qui vint s'enrouler autour de Calliope avant de continuer son chemin.
La jeune femme respira profondément, comme pour se remettre d'émotions intense.
Elle inclina respectueusement la tête vers le quetzal et pris Elizabeth par la main - celle qui n'était pas blessée. Un éclair de fureur passa dans ses yeux.

- Un chêne dans une forêt tropicale, marmonna-t-elle, c'est du délire, je n'écouterais plus les oiseaux...

Mais elle n'avait pas fait cinq pas en compagnie d'Elizabeth qu'elle s'immobilisa, le souffle court.
Un immense chêne se dressai devant elles. Et à ses pieds...



(désolée pour la qualité du RP mais je n'avais pas grand-chose à ajouter et je savais que tu attendais impatiemment une réponse alors aussi minable soit elle, je te donne la mienne )


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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Jeu 15 Déc - 17:34

_Un chêne dans une forêt tropicale, marmonna-t-elle, c'est du délire, je n'écouterais plus les oiseaux...

Je ressens les battements de son pouls sur ma main froide...Puis, je détourne le regard vers le Quetzal. Cette Calliope est une jeune fille, que j'ai rarement eu l'occasion de rencontrer...A vrai dire, que je n'ai en aucun cas eu la chance de rencontrer...
Elle sourit, et encore, et encore, elle est généreuse, et encore, et encore...et...je ne sais pas...

_...Calliope??...comment fais-tu??...

J'ai prononcée cela sans vraiment me demander, ce que mon interlocuteur aurait pu en penser...Dans certains cas, "...Calliope??...comment fais-tu??..." aurait pu signifier " comment peux-tu parvenir, si habile sois-tu auprès des animaux pour comprendre leur crissements étranges??..." dans un autre," ...Calliope??...comment fais-tu??..." aurait signifié: " comment fais-tu pour garder des mains d'enfants, douces et chaudes, alors que comme moi tu te ballade en forêt, et PIRE, tu grimpes aux arbres..."
D'en d'autres termes, cela aurait signifié " comment fais-tu pour ne pas jurer de ma vie que je ne mérite pas de tel soin, tellement je suis dans un état si peu gracieux??..."...Ou enfin, " mais par les esprits de la forêt!!...comment sais-tu que cet arbre est un chêne??...( mais cette phrase aurait pu être prononcée, non sans honte, de ma bouche, étant donné que je confonds sapin, et roseau...) Mais..."...Calliope??...comment fais-tu??..." signifiait en vérité..." Calliope...Comment fais-tu pour...en chaque instant, tenir bon, sourire à tout va, et être si positive??..."
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MessageSujet: Re: Complainte d'une Majalis...   Mer 7 Mar - 14:17

-...Calliope??...comment fais-tu??...

La Majalis reprit son souffle, réfléchit quelques instants en contemplant l'arbre devant elle tout en se demandant comment il avait poussé là. Et aussi comment cette plante pouvait pousser à ses pieds... Elle avait dû mal traduire les textes des Anciens, il est vrai qu'elle avait longuement hésité sur le sens d'un mot, qu'elle avait finalement pris pour un palmier... Apparemment, ce n'était pas ça. Mais bon sang, comment ce chêne avait-il put pousser dans cette forêt humide, chaude, et, surtout, dépourvue du moindre gland? On verrai cela plus tard... Pour le moment, il fallait répondre à la question d'Elizabeth.

-Comment je fais quoi? dit-elle sur un ton ingénu, pour ne pas me faire piquer, j'ai mis au point un onguent à base de boue des sources sur le volcan. Pour la peau douce, c'est tout un bain qu'il faut prendre régulièrement. Pour survivre, il faut de la patience, et pour manger ( elle brandit ses prises de pêche), de la détermination! Mais si tu veux ma recette de lapin à la menthe fraîche, c'est un secret! Et elle finit par un clin d’œil malicieux avant de s'approcher du chêne.

- C'est incroyable...

Elle passa ses mains sur l'écorce ridée de l'arbre, prit une feuille entre ses doigts et l'inspecta avec émerveillement. Le chêne n'avait aucune maladie! Alors qu'il n'était pas dans son environnement habituel! Plus surprenant encore, il était dans une forme rayonnante, ses feuilles soyeuses aux arrondis parfaits flottaient allègrement dans le vent chargé de milliers de très fines gouttelettes qui donnaient cette aspect luisant au magnifiques fruits de l'arbre. Puis elle baissa son regard. La plante était telle qu'elle l'avait imaginé: de fines et longues feuilles vert pâle d'une trentaine de centimètre s'entortillaient autour de plusieurs tiges plus foncées, qui se prolongeaient par des fleurs épanouies d'un blanc pur tacheté de points noirs bleutés. Calliope tomba à genoux, ébahie. Tout ceci était tellement étrange... Mais perdre son sang-froid n'était pas tellement dans ses habitudes. Elle se releva et marcha d'un pas mal assuré vers la plante sans nom. Il fallait en extraire le nectar, simplement en renversant la fleur, si elle se rappelait bien. Elle s'agenouilla et saisit une tige. Elle écarta vivement sa main, comme piquée par d'invisibles épines. Et si la plante était unique? En trente ans à parcourir la forêt, jamais elle n'avais vu d'autre chêne que celui-ci. Si en cueillant cette fleur, elle la faisait disparaître à jamais? " Pense toujours à la forêt avant toi". C'est ce qu'elle avait appris auprès de sa mère adoptive, même si elle ne le lui avait jamais dit. Que faire? Elle se retourna vers Elizabeth, les traits empreints d'une vive inquiétude, et lui expliqua la situation.


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